‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en général (volume 2)Chapitre 184 sur 253 · FUIR · texte numérisé non relu

FUIR

Où seule, et sans appui c.jutre nu-s altentats,

Je verrois... (Rod., v, 4.j

(Juel malheureux destin vous conJuil à présent

Ded.ins cette vallée clîroyable et profonde,

Où, ptiury«(/r (le vous, je/«i.v de tout le monde? (Racan, fienj., iv, 3.)

— FLiii Di:, avec un rég. de cliose. fuir di:s yklx. dk oleluu'ln, fuir loin do ses yeux, flir de i,\ violf.ncI': dk qlflqu'u.n, .se soustraire à sa violence :

Fuis, plutôt de ses yeux, fuis de sa violence,

A ses premiers transports dérobe la présence. {Le Cid., m, 1.1

Ou a dit dans un sens analogue :

Je >ais (juil nous faut tous l'tir de ces objets

Qui laissent dans nos cœurs l'impression du vice. (Racan, Ps,, c.)

— FUR ni:, suivi d'un infinitif:

Et bornant tes désirs à ses dons éternels,

Fui* d'être connu des mortels. (Imii., i, 8.)

Est-il courage si brave Qui pût avecque raison Fuir d'être son esclave Et de vivre en sa prison? (Malh., So)imi.]

Et fuiray tant que je pourray de parler à luy. (D'UnFÉ, Asirec, i, OA — Quand on la prioit de quelque chose, pour peiite «luellc fût, elle appréliendoit tellement d'importuner le roi qu'elle /hj/ok de lui en parler. (Ricmkl., Méin., I. x.x, 16-29.) — Ils J'uitut tant qu'ils peu\enl de répondre à cette question. (An.\.. Apol. pour les (^utltol., 2« p., c xiv.) — La véritable vertu ne fuit pas toujours de se faire voir, mais jamais elle no se montre qu'avec sa simple parure. (Boss., Senn. pour le mardi de ta deux. sem. de car., m.)

Prince, je monte au trône, et vous m'abandonnez !

Fuir d'en être témoin, est-ce chérir ma gloire? (T. (ion>., .\)iiioch., i, A.

ll/«j/oi»d'enlendreles vérités dont il eût eu droit de se glorifier. (Houud., Serm. pour le quatr. dim. après Paii., il.)

La locution /«?> rfe, avec un inlinilit', jnuinait parfaitement, ce nous seinlde, t^tre encore employée, (|uoi(jue les dictionnaires ne l'enregistrent pas.

— FI IR \, suivi d'un iiilinitif:

Tu /((iv a te vi'iii,'! r. 'C.lii.. m, I.

Qu'il la trouve assez belle.

Qu'il en parle avec joie, c\ Juit à lui parler. (.4»., ii. 1-

Ne désire dune point, Jui\ même à regarder

Tout ce que sans péché tu ne peux posséder. 'Imit., m, 27.

Ils fuient à m'examiner, de peur de se repentir du tort qu ils me font Thkopii. . Le», à Math. Mol'.

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