ATTAQUE. — ATTENDRE
— s'attacher a, suivi d'un subst. :
[1 passe encore pour le plus beau auprès de ceux qui ne s'aiiacheiit pas à la dernière sévérité des régies. [Ejcarn. du Cid.)
— ATTACHÉ A, appliqué fortement à :
Oui, je le l'ai promis, et l'aurois fait peut-être,
Si ton âme attachée à mes commandements
Eût pu dans ton amour suivre mes sentiments. {Perth., iv, 2.)
On a dil, dans des sens à peu pfcs analojïues :
Je n'ose espérer que M. le cardinal de Noailles se rapproche véritablement de moi, pendant qu'il me saura attaché à des pensées si contraires aux siennes. (FÉN., Leli., à la maréchale de Noailles, 7 juin 1712.)
Il n'est rien où d'abord son soupçon attaché
Ne présume du crime et ne trouve un péché. iBoiL., Sat. x.)
ATTAQUE, au sens moral, porter u.\e attaque :
Et déjà pour essai de mon obéissance,
J'ai porté quelque attaque, et fait un peu d'avance. [Pulch., v, 1.)
ATTEINTE, tîg. et partie, en parlant de l'impression vive que l'amour fait dans le cœur, de la passion dont on est atteint profondément :
As-tu vu dans son cœur encor la même atteinte? [Tite et Bér., v, 1.)
Ne pouvicz-vous souffrir de ma mau\aise humeur?
Ne pouviez-vous juger que c"étoit une feinte
A dessein d'éprouver quelle étoit votre utteiute? {La Gai. du l'ai., v, 4.)
Vous me jouez, madame, el celle accorle feinte
Ne donne à mon amour qu'une railleuse atteinte. • [l.a Veuve, ii, 4.)
Ce dernier vers est obscur et mal fait; il veut dire : ne paye mon amour que d'un retour faux et trompeur de sentiment.
Dans cette comédie. Corneille emploie encore atteinte dans le même sens :
Longtemps à mon sujet tes passions contraintes
Ont souffert et caché leurs plus vives atteiiue^. {La Veuve, iv, 4.)
— l'atteinte des douleurs :
Enfin je me vois libre, et je puis sans contrainte
De mes vives douleurs te faire voir l'atteinte. {Le Cid, m, 3.)
— atteintes de la frayeur :
Tant de cette frayeur les profondes atteintes
Bepoussenl fortement toutes les autres craintes. {Œd.. i, 1.)
ATTENDRE a, tardera :
Mais « se déclarer il a bien attendu. {Oihon. m, 1.)