ATTENDANT
ATTENDANT, suivi d'un substaiitil', pour en attendant :
Traîtres, auriez-vous fait sur un si beau \isage,
Atieiidant lîosiilor, l'essai de votre rago? {Clil., i, 9.)
Faisons un tour de salle attendaut mon Cléante. {La Gai. du Pal., i, 8.>
Et laisse-moi, de grâce, allendant Emilie,
Donner un libre cours ;ï ma mélancolie, iCiiina, m, 1).
\ous qui, chef du conseil, devriez maintenant,
Allendant mon retour, être mon lieulenanl! {Œd., v, 2.)
Tu vas voir davantage, et les dieux qui m'ordonnent,
Qu'aiteudant tes lauriers, mes myrtes le couronnent,
Lui vont donner un piix de toute autre valeur, [l.a Tois., prol., se. v.)
Et trouvez-vous qu'il montre , attendant ce grand jour,
Celte obligeante impatience Que donne, à ce qu'on dit, le véritable amour? [^ijés., i, 1.)
Je ne fais que gémir, et porte avec douleur, Attendant ce beau jour, l'excès de mon malheur, {Imit., m, 21.)
Cette manière de parler, rare au dix-septième siècle, et cependant usitée encore au dix-huitième, était très-fréquente au seizième :
Je m'amuseray, attoulant le jour, à rcveoir mes pappiers. (Lahiv. , Le Morf., IV, 2.) — Si vous le trouvez bon et que ces damoiselles l'ayent agréable, nous irons faire la promenade attendant l'heure que nous avons prise pour nous assembler. (GouG., Corn, des comédiens, 1, 2.) — Si je ne puis combattre le duc de Parme, j'aye au moins moyen de maintenir mes affaires en la plus grande seureté et réputation qu'il sera possible, attendant l'armée d'Allemagne, {Lett. miss, de Henri lY, t. m, p. 827, 6 avril 1591.)
Après l'ennui des plus ludes alarmes
Tygrane de l'espoir goûtera mieux les charmes,
S'y rendra tout entier, attendant l'heureux jour
Qui, rempi issant ses vœux, couronne votre amour. (Tu. Corn., /l»/;ioc/j.,v. 5.)
Cher Monlvall attendant le bonheur de te suivre,
J'aime sur cette toile à te faire revivre. (Boissy, Méd. par occ, m, 5.)
— ATTLND.v.NT (jLK, loc. «"oiij., pdiif m attendant que :
Dans deux heures au plus, par un commun accord.
Le sort de nos guerriers réglera notre sort.
Cependant tout est libre attendant qu'on les nomme. Jlor., i, -l.y
El du moins, attendant (/«f cette ardeur se passe.
Apprenez-moi.... {Suréna, ii, 2.
Et c'est ce qui me fait vous le donner en suite du second volume, attendant f/H'on le puisse r(|iiirler au-devant de celui qui le suivra, sitôt qu'il pourra étio complet. (Préf. du Th. de /'. Corn., éd. 1603.)
(Jn Iruiivf encore de mèmouvant et louait iiips après Cdriitilit» :
Parce moyen, j'assureray mes biens et vivray a mon aise, attendant i/hc je voye s il s'amendera. ,Vr. h'Amu. , Les !\apol., ii, 7.j — La seignore Angélique fait vérilablemenl tout ce ([u'elle peut pour mon bien et avancement, o</i»)rfii«{ (/li'il plaise a Dieu in'ouvrir le chemin jniur rentrer en mon pais et en mes biens.