‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en général (volume 2)Chapitre 69 sur 253 · BRANLER. — BRASIER · texte numérisé non relu

BRANLER. — BRASIER

Régnier avait employé cette figure avant Corneille, et tout !«' monde connaît les imitations que Boileau en a faites :

Ainsi de la vertu la fortune se joue.

Tel aujourd'hui triomphe au plus haut de sa roue... (Sût., i.)

Qu'à son gré désormais la fortune me joue ;

On me verra dormir au branla de sa roue. [Epiires, v.)

BRANLER. Emploi très-poéticpie :

Ne mets pas ton espoir sur un frêle roseau

Uni penche au gré-du vent, qui branle au gré de l'eau. Inui., u. 7.)

BRAS. LK miAS DE LA JUSTICE, Ics maius de la justice :

Ce n'est pas que je veuille avec cet artifice

Dérober un coupable au bru\ de lu justice. [Hur. , v, 3.)

— Fig., pour désigner les coui)s vengeurs du ciel :

Et quand les dieux vengeurs laissent tomber leur bras.

Il tombe assez souvent sur qui n'y pensé pas. [Œdipe, i,2.)

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