‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en général (volume 2)Chapitre 88 sur 253 · NE FAIRE PLUS DE COMPTE DE QUELQUE CHOSE · texte numérisé non relu

NE FAIRE PLUS DE COMPTE DE QUELQUE CHOSE

Quand je m'en veux défaire, il est parfait amant, Quand je veux le garder, il n'en fait plus de compte. Va n'ayant pu le perdre avec contentement,

Je le perds avec honte. [La Gai. du Pul., m, 10.

La locution ptirc compte se variait autrefois bien [dus (pi'aujoiinriiui; ainsi on disait :

D'un vain songe peut-être elle fait trop de compte. vIIac, Atlial., m, 4.) Je suis extrêmement étonné du peu de compte que Madame a témoigné jusques ici faire des bons avis que le roi et ses plus confidents serviteurs lui ont donnés. (Rir.HEL., Ae«.,àM. Hemery.)

— A CE COMPTE, comme à ce com/jte-ià, einplovf dans le .styl»; noi)l(' aussi bien (|ue dans le style coniirjue :

A ce compte c'est fait. la Veuve, i, 4.,

ron humeur, à ce compte, est un peu tyrannique. [Ibid , v, 7.)

Amarante, àce compte, esl hors de ta pensée? 'La Suiv., v, 1.)

Je les ai subornés contre vous, n ce compte? [Mcom., ni, 7.)

(lOMPÏER ENTRE, incttrt au iioiuiuc de :

Comptes-tu mon esprit entre les cndiniires? (i.- /'" Roy., i, 4.)

— COMPTER A, compter comme, regardti- cominr

Si lu peux l'affranchir de celte lâcheté

Dont l'esclavagi' volontaire Cherche à leur agréer avec avidité, Et compte à grand malheur celui de leur déplaire, Tu jouiras alors d'une profonde paix. Iiuit., in, 28.)

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