CONCERT. — CONCURRENCE
J'en suis tâché pour vou.s, mon.sieur, et sur tout d'une (vérité),
Que je ne compte pas à petite infortune.
Vous êtes prisonnier, et n'avez point d'argent;
Vous serez criminel. [La Suite du iileni., i, 1.)
— NE COMPTER A lUEN, lie faire aucun compte de :
Depuis quand le retour d'un cœur comme le mien
Fait-il si peu d'honneur, qu'on ne le compte à rien? (Sur., ii, 3.)
— NE COMPTER A RIEN, coiiime ne pas compter :
Quant à \'e, nous en avons de trois sortes. L'e féminin, qui se rencontre toujours, ou seul ou en diphthongue dans toutes les dernières syUahes de nos mots qui ont la terminaison féminine, et qui fait si peu de son, que cette syllabe n'est jamais comptée à rien à la fin de nos vers féminins, qui en ont toujours une plus que les autres. {PréJ. de : Le ThéAt. de P. Corn., édit. de 168-2.)— Non, M""' .lobin, ce que je viens de vous donner ne sera compté à rien, et les trois cents louis ne vous en seront pas moins payés, si le mariage que je vous ai prié de rompre ne se fait point. (Visé et T. Corn., La Devineresse, ii, 1.)
CONCERT, accord, réunion, en parlant de qualités morales :
Nos dernières années ont produit peu de livres considérables dont les auteurs ne lui aient rendu les hommages que nous devons tous à ce concert éclatant et merveilleux de rares qualités, et de vertus extraordinaires, qui laissent une admiration continuelle à ceux qui ont le bonheur de l'approcher. (Œd., Au lecteur.)
Pour l'illustre Mademoiselle,
Vertueuse et spirituelle
[Concert que l'on voit rarement),
Elle fait mon étonnement. (St-Ëvrem., Lett. à Ui ducli- Hlazarin.)
CONCERTER avec, agir de concert avec :
Mais j'aurois souhaité qu'en cette occasion
L'amour co/icer/â/ mieux avec l'ambition. [Pulch., i, 5.)
CONCLURE, avec un nom de chose pour régime, amener au résultat ;
Amis, leur ai-je dit, voici le jour heureux
Qui doit conc/M)-e enfin nos desseins généreux. [Cin., i, 3.)
CONCURRENCE, ressemblance fortuite d'une chose avec une autre :
Que si l'on remarque dès concurrences dans mes vers, qu'on ne les prenne pas pour des larcins. [Clii., préf.)
— TAIRE UNE CONCURRENCE, établir uu parallèle , une comparaison :
J'ai cru plus à propos de respecter sa gloire et de ménager la mienne, par une scrupuleuse exactitude à m'écarter de sa route, pour ne laisser aucun lieu de dire ni que je sois demeuré au-dessous de lui, ni que j'aie prétendu m'élever au-dessus, puisqu'on ne çe\i\. jaire micune concurrence. [Exam. de Sophon.)