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n'estre si fascheux, yestots pour vous faire plaisir. (Lariv., La Veuve, \\, 5.) — Cesii' femme est en colère. Faictes voire conte qu'elle est pour mettre tout c'endessus dessous. (Id., Les ÉcoL, i\, 1.)
Monter trop haut, c'esi pour en deuil attendre;
Entre deu.\ vents il faut son aisie étendre.
(Jean Bouchet, Hund., X femme qui clierche mari.)
Certes, mes chers amours, vous debvés plus tost craindre que je vous aime trop que trop peu. ('.este faute vous est agréable, et à moy aussy puisqu'elle le vous est. Voilà comme je me transforme en toutes vos volontez. N'e.v/-ce pas pour estro aimé? {Leii. miss, de Henri IV, t. m, p. 819, à Gabr. d'Eslr., 12 juill. 1593.) — Et si foibles que si on leur donnoit un assault, ils ne seroieni pour le supporter. [Ibid., t. IV, p. 51G.) — Si elle sait cette nouvelle, c'est pour la faire mourir. (Malh., Leit., à Peiresc, 28 oct. 1609.) — Ce prince est pour donner de la besogne à la jeunesse qui sera de son siècle. Jd., ibid., 11 janv. 1610.)
Vostre beauté n'est point pour estre mesprisée. ARTENic. Ny vostre affection pour estre refusée. (Racan, Les Berg.,u, 3.)
C'est pour laisser de nous une triste mémoire
Que de n'être fameux que de leur seule gloire. (T. Corn., Dur., ii,3.) C'é/où bien pour l'achever. (Hamilt., Contes, Fleur d'épine.)
Molière a souvent employé e^repowr dans la même signification, et M. Génin, dans son Lexique, en a rapporté de nombreux exemples qu'il est inutile de répéter ici. Il a omis tous ceux du Sicilien. Nous nous contenterons de les citer en observant que c'est une négligence blâmable d'employer si souvent la même locution dans une pièce aussi courte :
Ne pouvoir savoir d'une belle si l'amour qu'inspirent ses yeux est pour lui plaire ou lui déplaire, c'est la plus fâcheuse, à mon gré , de toutes les inquiétudes. (Se. m.) — Et ce n'est guère pour avoir le teint frais et les yeux brillants que de se lever dés la pointe du jour. (Se. vu.) — Et n'est-ce pas pour s'applaudir, que ce que nous aimons soit trouvé fort aimable? (Ibid.) — Quelque mine qu'on fasse, on est toujours bien aise d'être aimée. Ces hommages à nos appas ne 4on< jamais pour nous déplaire. {Ibid.)
Le sentiment d'autrui n' est iamàis pour luiplaire. (Mol., Le Misant., u, 5.)
Mais nos adversaires ne sont pas pour s'étonner de si peu de chose. (Bayle, Comment, philos., i, 8.)
Cette locution rapide, qui était très-fréquente au meilleur temps de la langue, et n'est pas du tout particulière à Molière, comme l'a cru Sainte-Palaye, se retrouve au dix-huitième siècle:
Il m'a paru que prendre l'affaire de cette manière-là , c'étoit pour ne finir jamais. (Fonten., Digress. sur les anciens et les modernes.) Trois semaines! milord. Ah! c'est pour en mourir.
{BoiiSY, L'Epoux par supercherie, ii, 12.)
Être pour, dans le sens d'être fait pour, d'être capable de, est indiqué par le comte Jaubert [Gloss. du centre de la France]