‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en généralChapitre 125 sur 344 · PRÉSIDER SUR · texte numérisé non relu

PRÉSIDER SUR

Voyez ce qu'est Valens, voyez ce qu'est Placide,

Voyez sur quels États l'un et l'autre préside. [Théod., ii, 2.)

PRESSANT, vif, poignant :

Sous ce pressant remords il a trop succombé,

Et s'est à mes bontés lui-même dérobé. [Ciuna, iv, 2.)

Quel sang épargnera ce barbare vainqueur

Qui ne pardonne pas à celui de sa sœur,

St ne peut excuser cette douleur pressante

Que la mort d'un amant jette au cœur d'une amante. [Hor., v, 2.

Que la fatalité des plus pressants malheurs

Ne m'auroit pu réduire à suivre des voleurs. [Œd., iv, 5.)

A porté dans son cœur un si pressant effroi. [Ibid., v, -2.)

Pressant se trouve de même employé avec divers substantifs analogues aux précédents :

... pressant désespoir. (T. Corn., Maxim., i, 6.)

Quel remède à des maux si rudes, si pressants,

Que de les soulager par des veux impuissantsi (Id.. ibid , ii, 4.)

Et peut-être jamais de si pressants ennuis

N'avoient autorisé le désordre où je suis. (Id., ibid., m, 6.)

Je n'ai point de nouvelles de Villars, et c'est là mon plus pressant chagrin à l'heure qu il est. (M'"^ de Courc, Lett., viii.)

PRESSE, grande foule, la presse est grande a qui (un infinitif), pour signifier beaucoup de personnes s'empressent à qui :

De vrai, la presse (St grande à qui le fera roi. (D, Sanche, m, 2.)

On a dit d'une manière analogue après Corneille :

La presse n'est pas grande à soupirer pour elle, quoiqu'elle soit si propre à faire soupirer. (M"" de Séviuné, Leit., à M"" de Grignan, 12 avr. 1680.)

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