PRÊTER UNE PREUVE
Votre exemple lui prêle une preuve assez claire,
Que le trône est plus doux que le sein d'une mère. [Œd., iv, 3.)
— L'emploi suivant est encore plus remarquable :
Si vous n'osez parler, du moins laissez-nous faire.
Nous saurons vous servir, seigneur, et malgré vous,
Prêlez-nous seulement un moment de courroux.
Et permettez après qu'on l'explique et qu'on feigne
Ce que vous n'osez dire et qu'il faut qu'elle craigne. {Penh., ii, .3.)
— Corneille dit encore d'une manière un peu singulière :
Et j'aurois cette honte en ce funeste sort
D'avoir prêté mon crime à faire votre mort. [Œd., i, 4.)
— SE PRÊTER A, emploi particulier :
Et, quoi qu'étale ici le monde, Ce n'est qu'avec dédain que l'œil s'y doit prêter. (Imit., u, 1.)
PRIER quelqu'un de quelque chose :
Vois l'urne de Pompée, il y manque sa tête,
Ne me la retiens plus; c'est l'unique faveur
Dont je te puis encor prier avec honneur. {l'omp., i, 4.)
Vous étant bien amusé durant la promenade à prendre du tabac sans songer à
moi, vous ne vous en souvenez au retour que pour ?(/e prier de mon déshonneur
en termes honnêtes, mais fort intelligibles. (Hamilt. , Mém. du comte de Gram.,