PROPOS. — PROSPERE
(V. Hugo, Le Rhin, lett. xxii.) — Ci\\lisfn révollcr les Balaves. CHATEAfiiHiA.ND, Étudts hisl., I, 1.)
Paroles, faible écho qui trompez le génie !
Enfaiilcment sans fruit, douloureuse agonie
De l'ànie consumée en efforts impuissants,
Qui veut se reproduire au moins dans ses accents.
Et qui, lorsqu'elle croit contempler son image,
Vous voit évanouir en fumée, en nuage! (Lamart., Uaniwnivi, iv, 11.) Mais à mesure
Que mon œil ébloui qui plongeait dans le sien
Fixait son œil ouvert et fixe sur le mien,
Comme si tout son sang eût coulé par sa vue.
Je la voyais pâlir et changer en statue. Id., Jocelijn, 8° époque.)
On me laissait croître, fortifier et embellir en luttant l'hiver et l'été avec les éléments. ^Id., Les Confia.; La Presse, 13 janv. 1849.; — Les sentiments de piété que j'avais rapportés de mon éducation, et la crainte d'offenser les chastes et religieux scrupules de ma mère, m'empêchèrent néanmoins de laisser éijarer mes mains et mes yeux sur des livres dépravés ou suspects. (Id., ibid.) — 11 faut attendre, voir éloigner le but, et cependant marcher, étouffer tout murmure. (L. Veuillot, Çà et là, 1. m, vin, 1" éd.) — Les mains qui tiennent des fleurs en sentent les épines, et les verront flétrir. (Id., ibid., 1. xvi, vi.)
Enfin, il est des cas nombreux où tout le monde, même sans s'en apercevoir et sans s'en rendre compte, pratique cette ellipse.
PROPOS, subst. plur., paroles, derniers propos, dernières paroles :
Il me souvient toujours de ses derniers propos,
Il mourut en mes bras avec ces tristes mots. (D. Sanche, iv, I.)
PROPOSER DES PEINES \, dans le sens de décréter, établir des peines contre :
Vu les peines qui y étoieni proposées à ceux de la religion , et les honneurs promis à ceux du parti contraire. (Po/., Abr. du Mart. de S. Pol.)
PROPRE A, suivi d'un verbe actif avec le sens passif:
Cet avis est plus propre à donner à la reine. [Nicom., m. 3.)
PROSPÈRE, heureux, favorable :
Pour moi, ma passion m'a fait suivre vos frères :
Et mes désirs ont eu des succès si prospères
Que l'auteur de vos jours m'a promis à demain
Le bonheur sans pareil de vous donner la main. [Hor., i, 4.)
Cet emploi de prospèi^e paraît avoir été peu accepté un moment,
au commencement du dix-septième siècle, si l'on en juge par ce
petit fait :
. Un jour que M. de Termes reprenoit Racan d'un vers qu'il a changé depuis, et où il y avoit, parlant d'un homme champestre :
I,e labeur de ses bras rend sa maison prospère,