‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en généralChapitre 261 sur 344 · TREMBLEMENT. — TREMBLOTANT · texte numérisé non relu

TREMBLEMENT. — TREMBLOTANT

TREMBLEMENT, en t. de musi(iue :

Qu'il ail sur chaque ton ses rimes ajustées,

Sur chaque iremblemenl ses syllabes comptées. {Excuses à Arisie.)

TREMBLER a, suivi (l'iiii infinitif:

Mais, hélas! cher ingrat, adorable parjure,

Ma timide voix tremble à le dire une injure. 'Ctii.. i, 1.)

Vous voyez que je tremble à vous le déclarer. {Otii., v, 6.)

Voilà tous les elVorts qu'enfin j'ai pu me faire.

Tout ingrate qu'elle est, je tremble à lui déplaire. [l'ertlt., ii, 3.)

BÉRÉNICE. Ne dil-on rien de plus?

PHiLON. Ah ! madame, je tremble

A vous dire encor... {Tite et Bér., ii, 3.)

Et c'est par là, d'abord, que vous pourrez juger

D'un amour dont son cœur tremble à se dégager. (T. Corn., Pi/rrh., ni, 8.)

C'est par cette raison qu'à l'accepter, je tremble.

(BoissY, L'Époux par superchtric, i, 6.)

— TREMBLER, en parlant du cœur, avec le nom de la personne pour rég. indir. :

Eh quoi ! le cœur te tremble ? [LIllus. com., iv, 2.)

TREMBLOTANT, fig., pour signifier, en balance, incertain.

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