‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en généralChapitre 274 sur 344 · VAPEUR. — VASTE · texte numérisé non relu

VAPEUR. — VASTE

La Harpe fait cette remarque :

« Il y a ici une sorte de contradiction dans les termes. On ne peut faire vanité de ce qui est solide. Il fallait : dont je me fais un devoir, ou dont je fais gloire. » {Lycée, 2^ p., 1. i, c. ii, sect. ii.)

— FAIRE GRANDE VANITÉ d'uNE CHOSE :

Quelque favorable accueil que Sa Majesté ait daigné faire à cet ouvrage, et quelques applaudissemens que la cour lui ait prodigués, je n'en dois pas faire grande vanité, puisque je n'en suis que le traducteur. [Poëme sur les victoires du roi, Au lecl.}

— AVEC LA VANITÉ DE (uii infinitif), pour dire, avecla vaine prétention de :

Mais que lui puis-je, hélas ! demander pour remède,

Quand la main qui me tue est celle d'Andromède,

Et que son cœur léger ne court au changement,

Qu'avec la vanité d'y courir justement? {A7idroni., v, 2.)

— VANITÉ, avec le pluriel, dans le sens du singulier :

A moi? Mes vanités jusque-là ne se montent. (La Suiv., m, 6.)

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