‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en généralChapitre 290 sur 344 · VRAT. — Y · texte numérisé non relu

VRAT. — Y

— VOULU, part, amant mal voulu, amant dédaigné :

Un amaui mal voulu ne pouvoit se montrer de bonne grâce à sa maîtresse, dans le jour qui la rejoignoit à an amant aimé. [Examen d'Horace.)

VRAI. DE VRAI, à la vérité :

C'est lui-même, de vrai. {Clit., i, 9.) Ah ! Dieu ! que c'est un cajoleur étrange !

Ce fut paisiblement, de vrai, qu'il m'entretint. {La Veuve, i,, 3.)

Ce qu'elle me disoit est, de vrai, fort étrange. {Le Ment., v, 6.) 11 confesse, de vrai, qu'il a peu vu la ville,

Mais il se l'imagine en beautés fort stérile. {Suite du Meut., iv, 2.)

De vrai, sans votre appui je serois fort à plaindre. [Sert., iv, 3.)

VRAISEMBLABLE, substantif, vraisemblance, l'exacte vraisemblable :

C'est une incommodité de la représentation qui doit faire soufifrir quelque manquement à l'exacte vraisemblable. {Exam. d'Œd.)

VUE, pour regard, dédaigneuse vue, regards dédaigneux :

Et si j'ai des rivaux, sa dédaigneuse vue

Les désespère autant que son ardeur me tue. {La PI. Roy., i. 4.)

Y, pour auprès de lui :

Je vois ce qu'il prétend auprès de l'empereur.

De ce qu'il me demande il m'y feroit un crime. {Pol-} ^'t !•)

— Y, à lui, à elle :

Qu'il se donne à Mandane, il n'aura plus de crime. EuitiDicE. Qu'il s'y donne, madame, et ne m'en dise rien. {Sur., iv, 2.)

— y, employé comme un datif, pour représenter un nom de chose précédemment exprimé :

Ici l'honneur m'oblige, et j'y veux satisfaire. {Pol., iv, 6.)

Dure à jamais le mal s'il y faut ce remède ! {Hor., i. 2.)

— Y, dans cela :

Rien n'y contredit l'histoire, bien que beaucoup de choses y soient ajoutées. (Exam. de Ci».)

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