AFFAIBLIR. — AINSI
AFFAIBLIR, v. a.
Corneille a dit ajfaiblir un Etat de (V. la cit. à cet article), pour signifier l'afTaiblir en lui taisant perdre... On trouve de même, dans un des plus anciens et des plus remarquables monuments de notre littérature :
Jà au Danois n'iere mais apaiés ; Car de mes homes ma trop ajfebloié.
(Raimbert de Pauis, Oyier de Dan., v. 9451.)
Et au seizième siècle :
Etledict roy Ferdinand affoibhj rf'autant de pais, et d'autant d'amis et adherans. (Mart. du Bellay, Mém., 1. iv, f" 120, v», éd. 157-2.)
AGE, s. f., comme le latin œtas :
Outre Yâge en tous deux, un peu trop refroidie
Cela senliroit trop sa fin de comédie. [La Cal. du Pal., v, 8.)
Le seizième siècle employait souvent âge au féminin :
Hélas! je fuz trop véhément De faire guerre à ung Clément, Qui porte en cale aage dorée Sur tous la couronne Laurée.
(C. Fontaine, La Complaincie et Teslam. da F. Sayouyn.)
Le genre de ce mot n'était pas encore fixé du temps de Corneille. Malherbe le faisait indifféremment masculin et féminin :
Quoi que l'âge passé raconte.
Et maintenant encore en cet âge penchant. Que d'hommes fortunés en leur âge première Font un visage d'or à cette âge ferrée.
« Il est aujourd'hui plutôt masculin que féminin, » disait Ménage. [Observ. sur la langue franc., 1^« p., c. lxxiv.)
On trouve encore des exemples du féminin dans la seconde moitié du dix-septième siècle :
Les escrivains de ta moyenne aage. iJacq. Delalande, Coiii. d'Orléans, 1673, p. 165, col. 2.)
AINSI QUE, comme.
Après les vers de Molière, ajouter :
Ainsi que s'employait pour comme, dans divers autres cas. Par exemple, on trouve :
Ce marest ou estang, ainn qu'on le voudra nommer, a sa forme presque ronde. (Fauchet, .htliq. gaul,, 2= vol-, ii, 15.)