‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en généralChapitre 317 sur 344 · INTELLIGENCE. — JEU · texte numérisé non relu

INTELLIGENCE. — JEU

INTELLIGENCE, êtke de l'lntkllioence de quelqu'un, être d'intelligence avec lui.

Aux exemples cités ajouter les suivants :

Tous ceux en qui le roi semble avoir confiance

Sont déjà contre vonsrfe son inieliujence. (T. Corn., Pers, el Déméir.,\,5.)

Ils envoyoienl souvent à Paris conférer avec ceux qui estaient de leur intelligence. {Mém. du maréchal du Plessis, collect. Petilot, 2" sér., t. lvii, p. 331.)

On trouve aussi, avant Corneille, être de l'intelligence, absol. :

Et trouvant les portes ouvertes fut sans estre apperceu mis au dedans par une chambrière qui esioit de l'intelligence. (Amyot, Vies, J. Cœsar.)

— AVOIR PEU d'intelligence AVEC, s'cntendrc mal avec :

Comme à traiter cette alliance Les tendresses des cœurs n'eurent aucune part. Le vôtre avec le mien a peu d'intelligence. {Agés., i, 1.)

INTRIQUE, subst. masc, pour intrigue.

Th. Corneille a formellement condamné et la forme et le genre adoptés par son frère.

« Intrigue, dit-il, est présentement toujours féminin. Ceux qui ont écrit intrique l'ont fait pour faire rimer ce mot avec pratique. C'est une licence que la poésie ne sauroit excuser. » [Not. sur les Remarques de Vaugelas, CXXIX.)

Nous avons vu que P. Corneille , dans sa révision générale de 1 682 , adopta définitivement la forme intrique pour la prose comme pour les vers.

JEU. JOUER SES jeux, fig., à peu près comme on à\i jouer son

ieu :

Tirons-nous à quartier, nous jouerons mieux nos jeux, S'ils n'aperçoivent point que nous parlions nous deux.

{La Gai. du Pal., i, 1.)

Voi-cy qui va bien : d'autant mieux

Nous ferons et jourons nos jeux. (j. a. de BAÏF,Ie Brave, ni, 3.)

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