‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en généralChapitre 328 sur 344 · PLAINDRE. — POURVOIR · texte numérisé non relu

PLAINDRE. — POURVOIR

On a dit dans le même sens :

Commencements sont doux en mariage; Nouvelle ardeur, flatteurs empressements.

Jeunes attraits exposés au pillage, Y font passer d'agréables moments.

(Sk.necé, Cont., Filer le parfait amour./

PLAINDRE, V. a. plaindre qlelque chose , exprimer des plaintes, des regrets de la perte, de la privation de quelque chose.

Ajouter :

Un excellent prosateur a dit d'une manière analogue, après Corneille :

lis disent l'argent qu'ils ont perdu au jeu, et ils plaignent fort haut celui qu'ils n'ont pas songé à perdre. (La BrcyèrE; Les Caraci., vu.)

POINT, état, situation :

Et croire que nous seuls armons ce combattant,

Farce qu'au point quil est j'en voudrois faire autant. iPowp., v, 1.)

« Au point qu'il est ne se dit plus, » observe Voltaire. Mais ne pourrait-il pas se dire?

POMPE, avec le pluriel.

Après l'exemple d'Olivier de La Marche, ajouter ceux-ci :

L'on me dit qu'il m'a blasmé de mon orgueil et de mes pompes. (G. Chastel- LxiN.) — Et arrivèrent ainsi heureusement à la fin de mars à Valence, où le roy d'Espagne les attendoit, qui les y receut, et l'infante sa sœur, avec tous les honneurs, complimens et pompes espagnoles. (Chever.ny, Mém., 1598.)

POUR, suivi d'un subst., dans le sens de pouj^ ce qui est de :

Ajouter ces exemples, analogues à ceux de Corneille , quoiqu'un peu recherchés et maniérés :

Trop bien encore a-t-on les mêmes dits

Qu'avant qu'Astuce au monde fut venue,

Hais pour d'effets, la mode en est perdue.

On n'aime plus comme on aimoit jadis. (M"' Deshoulières. Ballade-) Vous avez parlé de mes yeux ; il semble que les vôtres m'apprennent que vous n'êtes pas insensible. — Oh! pour de mes yeux, je n'en répons point. (Mariv., Le Triomphe de l'Amour, il, 11.)

POURVOIR A, suivi d'un infinitif:

Tu voudrois fuir en vain, Cinna, je le confesse,

Si tout est découvert, Auguste a su pourvoir

A ne te laisser pas ta fuite en ton pouvoir. [Cinna, i, 4.)

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