‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en généralChapitre 48 sur 344 · II. ii · texte numérisé non relu

II. ii

66 MUÏINER. — NAGE.

— LES FLOTS MUTINS, les flots soulevés :

Calme les flots muiins, dissipe les tempêtes.

Jnscr. mises sous des estampes, vni, Défaite dans l'île deRhé.)

MUTINER, fig. MUTLNER l'air, mutlner l'air en tourbillons :

Bénissez-le, foudres, orages.

Frimas, neiges, glaçons, grêles, vents indomptés, Qui ne muiinez l'air et n'ouvrez les nuages

Que pour faire ses volontés. {Trad. du Ps. cxLviii.)

Je ne vous dirai point qu'il commande au tonnerre, Qu'il fait enfler les mers, qu'il fait trembler la terre, Que de l'air qu'il mutine eti mille tourbillons, Contre ses ennemis il fait des bataillons. [L'ill. com., i, 1.)

— MUTINER DES DESIRS, avec uii iiom de chose pour sujet :

La couronne, seigneur, orne bien une tête, Je me la figurois sur celle de ma sœur,

Lorsque Cotjs devoit l'y mettre, Et quand j'en conlemplois la gloire et la douceur

Que je ne pouvois me promettre.

Un peu de jalousie et de confusion Muiinoil mes désirs et me soulevoit l'âme. (jiges., ii, 6.)

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