NAISSANCE. — NET
A nage s'employait aussi dans d'autres locutions :
Vous verrez de Sidon les murailles rasées,
Les trésors enlevés, les maisons embrasées.
Les carrefours li uu/je au sang des obstinés.
Et nos marchés tous pleins des restants enchaînés.
(ScHEL., Tyr et Sid.. 2« journ., m, 4.) On voit de temps en temps de grandes campagnes où le riz tout vert est à nage. (Choisy, Voy. de Siam, p. 304.)
NAISSANCE. TiREK s.\ naissance, en parlant d'un nom de chose, tirer son origine, provenir :
Et ne savez-vous pas avec toute la France
D'où ce titre d'honneur a tiré sa naissance,
Et que la vertu seule a mis en ce haut rang
Ceux qui l'ont jusqu'à moi fait passer dans leur sang? {Le Ment., v, 3.)
NAITRE. ÉTANT NÉ CE Qu'iL EST, lui qul est d'une naissance si relevée; ce que je suis né, le rang dans lequel je suis né :
Êiatit né ce qu'il est, souËfrir un tel outrage! (Le Cid, m, 3.)
Je ne puis jeter l'œil sur ce que je suis née.
Sans voir que de périls suivront cet hyménée. [Tite et lîér., iv, 1,)
On trouve d'une manière analogue :
Qu'y a-t-il de plus flatteur que A'êire né un si grand prince, et cependant de ne devoir les hommages du public qu'à sa bonne conduite et à ses talents, comme si on étoit un particulier? (Fén., Leti., au duc de Beauvill., Tjanv. 1703.^
NARGUE, s. f. FAIRE nargue AUX ATTRAITS DES FEMMES, les
dédaigner et les braver :
Impénétrables à leurs traits,
Nous ferons nargue à leurs attraits. {.Mélanges poél.,
NÉCESSITÉ DE (un infin.), obligation forcée de. sans nécessité DE :
Le choix de mes États ne m'est point une loi ;
D'une troupe importune il m'a débarrassée,
Et d'eux tous, sur vous trois, détourne ma pensée,
Mais sans nécessité de larrèter sur vous. (D. Sanche, i, 3,)
NÉGLIGER, absol. :
On néglige aisément un homme qui néglige. [La Suiv., \, 6.)
NET, dit plaisamment pour désigner un homme que les voleurs ont dépouillé :
Ils ont, en le prenant, pillé jusqu'à son ombre.
Et n'étoit que le ciel a su le soulager.
Vous le verriez encor fort net et fort léger. {Suite du Ment., m, 1.)