‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en généralChapitre 72 sur 344 · OUVRAGE · texte numérisé non relu

OUVRAGE

— l'ouvrage de mes mains, ma créature, celui qui me doit tout :

L'ouvrage de mes mains avoir tant d'insolence ! [Théod., i, 5.)

OUVRIR. OUVRIR LES YEUX SUR, avcc un nom de chose pour sujet :

Vous en savez beaucoup, ma sœur, et vos mérites

Vous ouvrent fort les yeux sur ce que vous valez. (Agés., ii, 1.)

— OUVRIR, fig., communiquer avec confiance :

Je puis donner passage à mes tristes soupirs,

Je puis l'ouvrir mon âme, et tous mes déplaisirs. (Le Cid, m, cf./

Sans y perdre de temps, ouvrez votre pensée. [Sert., ii, 2.)

Et songez qu'il est temps de m'ouvrir vos pensées. {Sur., ii, 2.)

Parlez, duc, et sans peine oî<».Tez-moi vos secrets. (Rotrou, Venc, m, 2.)

— De même avec le pronom personnel :

De semblables secrets ne s'ouvrent pas à moi. {Clit-,n, 6.)

Tu lis dans mes pensers, qui ne s'ouvrent qu'à toi. (Racan, Les lierg. , iv, 1 .)

OYEZ, OTEZ, deux. pers. plur. du prés, de l'indic. de ouïr, entendre :

Vous oyez l'arrogance. (D, Sanche, i, 5.)

Seigneur, sans mes refus nés d'une juste crainte. Vous pleureriez ma mort où vous oyez ma plainte.

(T. Corn,, Pers. et Démétr., ii, 3.)

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