PART
sa part de, participer à l'avantage de, en parlant de choses morales :
Que n'ai-je vu le jour quelques lustres plus tard,
Disois-je, e»5«s bornés peut-être oMio/s-je pan. (l'ulcli., ii, 1.)
— Dans un sens moral, GAUUiiU trop de part en :
Ah ! reine, en votre cœur il garde trop de part. {La Tuis. d'or, v, 1.)
On a dit d'une manière approchante, garder un peu de part en :
Gardez-mox toujours un peu de part en vos bonnes grâces. (Maucr., Lett., xxxi, éd. L. Paris.)
— PRENDRE PART EN, comme prendre part à, dans le sens de prendre intérêt à :
Je viens après mon fils vous rendre une assurance
De la part que je prends en votre délivrance. [La Veuve, v, 8.)
— DE MA PART, poup ma part :
C'est par là qu'il devroit soulager ses ennuis,
Madame, et de ma partyy fais ce que je puis. (t'ulcli., iv, 2.)
— AVOIR UN BUT A PART, avoir un but particulier :
Il a son buta part, Grimoald, prends-y garde.
[Penh., IV, 2, !"• éd. jusqu'en 1654 incl.)
— Dans le même sens, des règles a part, des règles particulières :
Madame, leur honneur a des règles à part :
Où le notre se perd, le leur est sans hasard. [Mél., v, 2.)
— METTRE A F\\RT, daus le SOUS de laisser de côté, quitter, dépouiller :
Quitte cette grimace, et mets à pan la feinte :
Tu fais la réservée en ces occasions,
Mais tu meurs de savoir ce que nous en disions. [La Gai. du Pal., n\, 5.)
On trouve de même :
Et pour de Meliane un sain jugement rendre, ilets l'interest « part que tu dois y prétendre.
(ScHELANDHE, Tyr et Sid., 2« journ., i, 1.) Tellement que, ayant mis à part tous les respects que je doy à mon père, je m'accorday avec luy faire en sorte que... (Lariv., Le Morf., i, 2.) — Quand je mettrois à part la sagesse et la connoissance de la vérité, que les hérétiques ne croient pas être dans l'Église catholique, il y a beaucoup de choses qui me retiennent dans son sein avec une grande raison. {k^ykVLBjApol. pour les catholiques, 11, 25.)