‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du 17e siecle en généralChapitre 80 sur 344 · PART · texte numérisé non relu

PART

sa part de, participer à l'avantage de, en parlant de choses morales :

Que n'ai-je vu le jour quelques lustres plus tard,

Disois-je, e»5«s bornés peut-être oMio/s-je pan. (l'ulcli., ii, 1.)

— Dans un sens moral, GAUUiiU trop de part en :

Ah ! reine, en votre cœur il garde trop de part. {La Tuis. d'or, v, 1.)

On a dit d'une manière approchante, garder un peu de part en :

Gardez-mox toujours un peu de part en vos bonnes grâces. (Maucr., Lett., xxxi, éd. L. Paris.)

— PRENDRE PART EN, comme prendre part à, dans le sens de prendre intérêt à :

Je viens après mon fils vous rendre une assurance

De la part que je prends en votre délivrance. [La Veuve, v, 8.)

— DE MA PART, poup ma part :

C'est par là qu'il devroit soulager ses ennuis,

Madame, et de ma partyy fais ce que je puis. (t'ulcli., iv, 2.)

— AVOIR UN BUT A PART, avoir un but particulier :

Il a son buta part, Grimoald, prends-y garde.

[Penh., IV, 2, !"• éd. jusqu'en 1654 incl.)

— Dans le même sens, des règles a part, des règles particulières :

Madame, leur honneur a des règles à part :

Où le notre se perd, le leur est sans hasard. [Mél., v, 2.)

— METTRE A F\\RT, daus le SOUS de laisser de côté, quitter, dépouiller :

Quitte cette grimace, et mets à pan la feinte :

Tu fais la réservée en ces occasions,

Mais tu meurs de savoir ce que nous en disions. [La Gai. du Pal., n\, 5.)

On trouve de même :

Et pour de Meliane un sain jugement rendre, ilets l'interest « part que tu dois y prétendre.

(ScHELANDHE, Tyr et Sid., 2« journ., i, 1.) Tellement que, ayant mis à part tous les respects que je doy à mon père, je m'accorday avec luy faire en sorte que... (Lariv., Le Morf., i, 2.) — Quand je mettrois à part la sagesse et la connoissance de la vérité, que les hérétiques ne croient pas être dans l'Église catholique, il y a beaucoup de choses qui me retiennent dans son sein avec une grande raison. {k^ykVLBjApol. pour les catholiques, 11, 25.)

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