PARTI. — PARTICIPE
— SE l'ARTAGEU A, avec lin rég. de personne :
Mes deux traités de paix m'ont donné deux princesses.
Dont l'une aura ma main, si l'autre eut mes tendresses.
L'une aura ma grandeur comme 1 autre eut mes vœux :
C'est ainsi qu'Attila se partage à vous deux. {An., m, 4.)
On trouve de nombreux exemples (\e partager suivi de à, rég. indir. de personne ou de chose, avec diverses nuances de signification :
11 partagea l'empire à ces deux princes, donnant l'Orient à Arcadius, et l'Occident à Honorius. (Fléch., Vie de Tliéod., iv.) — L'histoire des Romains devoit avoir du rapport avec leur vie, qm éioii partagée aux fonctions différentes de plusieurs possessions. (St-Evrem., Disseri. sur les Hisi. franc.) — Les honnêtes gens partagés à divers soins ne s'y abandonnent pas (en France), comme font les Espagnols dans l'inutilité de Madrid, où rien ne donne de mouvement que le seul amour. (Id.. Sur nos Coméd.) — Le culte qu'il ne devoit qu'à Dieu seul, il le /7a/-- /ogea bien-tôt à d'autres. (Mass., Serm. sur l'inconsl. des hommes.) — L'algèbre est si proportionnée à l'esprit humain que, sans partager sa capacité à des choses inutiles pour ce qu'on recherche, elle le conduit infailliblement à son but (Malebr., Kecli. de la vérité, iv, 11.)
On diroit...
Que du ciel contre moi la bonté courroucée
Me partage à regret la lumière du jour. (M"^ Deshouliéres, Stances.) Cette impossibilité de partager à mes inclinations le peu de temps que j'avais de libre renouvela plus vivement le désir que j'avais depuis longtemps de ne faire qu'un ménage avec Thérèse. (J.-J. Rouss., ConJ'ess., vui.)
PARTI. PRENDRE PARTI , absol., sc décider pour une personne ou pour l'autre, pour une chose ou pour l'autre :
Prenons parti, mon âme, en de telles disgrâces;
Soyons femme d'Horace ou sœur des Curiaces, [Hor., m, 1.)
— UN PARTI FAIT, uu parti pris, un complot formé :
Vous m'honorez de votre estime en un temps où il semble qu'il y ait un parti fuit pour ne m'en laisser aucune. (Leti. à Si-Èvrem.)
PARTICIPE PRÉSENT (Emploi vieilli du).
LUI PERÇANT LE FLANC, pour signifier lorsqu'on lui perça le tlanc :
Sa mort est trop certaine et fut trop remarquable...
Il n'avoit que six mois, et, lui perçant le flanc,
On en fit dégoutter plus de lait que de sang. [Héracl., \, 1.)
Lui perçant le pane est une forme vive, et, dans le génie de la langue, bien que Voltaire, avec son ignorance habituelle du style du seizième et du dix-septième siècle, ait prétendu y signait. 8