‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 120 sur 389 · CHER. — CHEVEU · texte numérisé non relu

CHER. — CHEVEU

dans leur propre fonds, {fis., Èâue. des fiUes, vu.) >- Je ferai à chaque moment sans inquiétadef selon les forces de mon corps, ce que la Providence me nuura en chemin de faire. (Id., Bifl, tur tous lenjours^ xiii.)

— Corneille a encore dit dans le même sens, et d'une manière aussi irréprochable : ce n'est pas le chemin db (un infinitif) :

Je cherche à l'acquérir, et non à l'irriter,

Et m'immoler l'objet de sa nouvelle flamme

Ce n*est pas te chemin de rentrer dans son âme. (Androm,j v, l.)

— S* ÉCARTER DU GRAND CHEMIN, à peu près comme on dit, ne pas suivre le chemin battu :

U est bien malaisé de trouver quelque chose de nouveau sans s'écarter un peu du grand chtmin, et se mettre au hasard de s'égarer. {^Exam, de Nicom.)

. CHER, adv., placé avant le verbe :

Examinant mon feu, qu'est-ce que je ne perds,

Et qu'il m'est cher vendu de connoître mes fers! {La PI, Roy,, iv, 1.)

CHERCHER, fig., scruter :

Je ne veux pas non plus cAercAer jusqu'en votre âme

Les sentiments qu'y laisse une si belle flamme. [La Tois. d'Or, tv, 1.)

On a dit d'une manière tout à fait analogue :

Corneille a cru que ce n'était pas asHez de les faire agir, il est allé au fond de leur âme chercher le principe de leurs actions. (St.-Ëvrxm., Observ, sur Us Tray.)

— CHERCHER, rechercher, chercher l'alliance de :

Je choisis Vinius dans cette défiance.

Pour plus de sûreté j*en cherchai Vûtliunce. {Olhon, i, 1.)

CHEREMENT, à un haut prix, estimer chèrement quelque chose :

Et que y estimerai chèrement ces caresses

Qui m'auront tant coûté. {La Veuve, m, 8.)

— CHÈREMENT, tendrement :

Ils ^aimaient chèrement, (Sert,, i, 3.)

CHÉRIR, employé absolument :

J'ai tâché de répondre à cet amour de père

Par un tendre resp»;ct qui chérit et révère. [Othon, m, 3 )

CHEVEU. OCCASION prise comme aux cheveux :

Et de ce que l'excès de ma douleur sincère

A mis tant de pitié dans le cœur de ma mère,

Que celte occasion prise comme aux cheveux,

Tircis n'a rien trouvé de contraire à ses vœux. {MéL, v, 4.)

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