CHER. — CHEVEU
dans leur propre fonds, {fis., Èâue. des fiUes, vu.) >- Je ferai à chaque moment sans inquiétadef selon les forces de mon corps, ce que la Providence me nuura en chemin de faire. (Id., Bifl, tur tous lenjours^ xiii.)
— Corneille a encore dit dans le même sens, et d'une manière aussi irréprochable : ce n'est pas le chemin db (un infinitif) :
Je cherche à l'acquérir, et non à l'irriter,
Et m'immoler l'objet de sa nouvelle flamme
Ce n*est pas te chemin de rentrer dans son âme. (Androm,j v, l.)
— S* ÉCARTER DU GRAND CHEMIN, à peu près comme on dit, ne pas suivre le chemin battu :
U est bien malaisé de trouver quelque chose de nouveau sans s'écarter un peu du grand chtmin, et se mettre au hasard de s'égarer. {^Exam, de Nicom.)
. CHER, adv., placé avant le verbe :
Examinant mon feu, qu'est-ce que je ne perds,
Et qu'il m'est cher vendu de connoître mes fers! {La PI, Roy,, iv, 1.)
CHERCHER, fig., scruter :
Je ne veux pas non plus cAercAer jusqu'en votre âme
Les sentiments qu'y laisse une si belle flamme. [La Tois. d'Or, tv, 1.)
On a dit d'une manière tout à fait analogue :
Corneille a cru que ce n'était pas asHez de les faire agir, il est allé au fond de leur âme chercher le principe de leurs actions. (St.-Ëvrxm., Observ, sur Us Tray.)
— CHERCHER, rechercher, chercher l'alliance de :
Je choisis Vinius dans cette défiance.
Pour plus de sûreté j*en cherchai Vûtliunce. {Olhon, i, 1.)
CHEREMENT, à un haut prix, estimer chèrement quelque chose :
Et que y estimerai chèrement ces caresses
Qui m'auront tant coûté. {La Veuve, m, 8.)
— CHÈREMENT, tendrement :
Ils ^aimaient chèrement, (Sert,, i, 3.)
CHÉRIR, employé absolument :
J'ai tâché de répondre à cet amour de père
Par un tendre resp»;ct qui chérit et révère. [Othon, m, 3 )
CHEVEU. OCCASION prise comme aux cheveux :
Et de ce que l'excès de ma douleur sincère
A mis tant de pitié dans le cœur de ma mère,
Que celte occasion prise comme aux cheveux,
Tircis n'a rien trouvé de contraire à ses vœux. {MéL, v, 4.)