‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 211 sur 389 · ÉCOULEMENT. — EFFACER · texte numérisé non relu

ÉCOULEMENT. — EFFACER

ÉCOULEMENT, fig., en parlant de choses morales qui viennent, qui semblent découler d'une autre , émanation :

I) mérite aussitôt de recevoir des cieux

Les pleÎDs éeoulêmenu du torren» de mes gr&ces» (Imti., iv, 15.)

ToQte' sagesse qui relait dans ses créatures esina écoulement de la sienne (Fbn.» Leu. tptr., xxxii, éd. St-Sulp.) —Oh! combien le Père céleste est-il pins père» pins compatissant, plus aimant qtle moi! Toute' mon amltfé pour vous n*est qu'un faible écoulement de la sienne. (Id.. ibid,j au marq. de Fén.. 97 mars 1713.) •— Cet être est tout, et je ne suis rien, du moins je ne suis qu'ub faible éèoulaiÊem de sa plénitude sans bornes. (ld,,Lett.tur la relig., i, 4.) — Toal ce qui a de l'intelligence ne l'a que par un écoulement de sa raison souveraine. (Id., Av. et instr., etc., iviii.) — Cette complaisance n'est atltre chose qtle l'amoUr qu*il a pour sa petieetion infinie, et pour tout ce qui en est quelque écoulement. (Id., Béfut» du P. Ma- Ubr„ c. 10.) — L'Être suprême nous a donné une petite portion de sa liberté^ comme il nous a donné un faible écoulement de sa puissance de penser. (Volt., MéL Uu,) ~ Us loueront parce qu'ils akneront'; et ils aimeront parce qu'ils verront. C'est ce que dit saint Augustin, et c'est la source de cet étemel uUeiuia qui retentit du ciel jusqu'à la terre, par Vécoulement qui se fait en nous de la joie du ciel. (Boss., Lett.y à' H"* de Luynes, 16 avril 1691.)

ÉCOULER (laisser), comme laisser échapper, laisser Écoi-

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