EMPRESSEMENT. — EN
Je wCeÊÊforu^ et mes sens interdits Impriment leur détordre en tout ee qne je dis. (Tiff ei Bér., ii, 5.)
BOBiDicB. C'est ce qne j'ai eonno de plus digne de moi.
FAcoKos. Si le mérite est grand, l'estime est on peu forte.
Voas la pardonnerez à l'amour qui Remporte. (Sur., n,i,)
De nouveau je m'emporte. Encore un coup, pardonne
Ce doux égarement qne le sang me redonne. (i« roi, sur joa réf. dt FL)
S'emporter s'employait assez fréquemment pour se laisser entraîner trop loin, au delà de ce qui est juste :
Le prince a dû recevoir une puissance indépendante de toute autre puissance qui soit sur la terre. Mais il ne faut pas pour cela qu'il s'oublie, ni qu'il <'eaiperfe, puisque moins il a de compte à rendre aux hommes, plus il a de compte à rendre à Dieu. (Boss., Potii., tv, 2.}— Lorsque vous découvrez quelque désordre visible, au lieu d'outrager vos frères par des invectives cruelles, espérez plutôt un temps meilleur et pins pur, et tempérez par cette espérance l'amertume de votre zèle, qui s'emporie avec trop d'excès. (Id., Serm, pottr te «om. de la 3* tem. de car., i.]^ll estimait ces bons religieux utiles pour l'instruction de la jeunesse, mais faciles à s'emporter, sous prétexte de piété, contre l'obéissance des princes. (RiCHBL., yém., 1. 1. 1610.)
On disait de même un emporté, pour signifier un homme qui se laisse emporter à ses passions :
Combien de maisons à demi éteintes voient tous les jours finir dans les dé> bauches et dans la santé ruinée d'un emporté toute l'espérance de leur postérité, et toute la gloire des titres qu'une longue suite de siècles avaient amassés sur leur létel (Mass., Serm, pour te vendr. de la 2' $em. de car,, i.)
EMPRESSEMENT, fig. l'e.\ipressement d'un désir :
Malgré ftmpreêsement d'un curieux désir.
Il faut pour lui parler attendre son loisir. {L'IUus. corn., i, i.)
EMPRUNTER, avec un nom de chose pour régime indirect.