ÉTERNITÉ
— ÉTAT, estime, cas :
Quoi I c'est là tout Vétat qne lu fais de mes feox? {Mél . i. 5.)
C'est donc là tont Yitai que lu fais d'Hippolyte?
Après des vœux offerts/c'est ainsi qu'on me quitte ! {ha Gai, du Pal.^ u, 7.)
Par un secret instinct que je ne puis nommer,
J'en fais beaucoup d*état, et ne le puis aimer. [VlUm. corn,, m, 1.)
Avez-vons su Vétat qu'on fait de Curiace,
Ma sœur? {Har., ii, 4.)
Je vais comme au supplice à cet illustre emploi,
Je maudis mille fois Vitat qu'on fait de moi. (Ibid., se. v.)
Et ne fais point d'état de sa possession,
Si je n'ai point de part à son affection. (/^td., m, 1.)
Et s'il en est un prix dont vous fassiez état,
Donnez-moi les moyens d'être un peu moins ingrat. {Sur., m, 2.)
On voit comme le poète varie heureusement une locution des plus usuelles au dix-septième siècle.
— FAIRE DE l'état, comme faire état :
Faitei-ende Fétat, il est vaillant lui-même;
Il commandoit sous moi. {VIUu», corn,, lu, 10.)
— FAIRE ÉTAT DE (un iufin.) , comptcF de :
Sinon, sur mes sujets Jattes état (f avoir,
Ainsi que sur moi-même, un absolu pouvoir. {Méd., iv, 5.)
— FAIRE ÉTAT DE (UU SUbst.) , COmptCF SUF I
Adieu, Jaites état de mon humble service. {La Suiv,y v, 4.)
— FAITES ÉTAT EN MOI d'un FRÈRE, voyez cu moi un frère, regardez-moi comme un frère :
Eu moi AorénaYt^ni Jaitet état d'un firhre, cLiTANDBB à Rotidor. En moi d'un serviteur dont l'amour éperdu
Ne vous conteste plus un prix qui vous est dû. {CUt,, v, 5.)
— LAISSER EN QUELQUE ÉTAT DE (un infin.], commc OU dirait laisser en quelque facilité de :
J'y mourrai sans regret, si mon dernier moment
Vous laUie en quelque état de régner sûrement. {Sophon., i, 4.)
ÉTERNITÉ, au plur. :
Ah! combien ces moments de quoi vous me flattez,
Alors pour mon supplice auroientd'^ierntftff/ {BéraeL, m, 1.)
Suivant Voltaire, «on n'a jamais dû, dans aucune langue, mettre le moi d* éternité au pluriel, excepté dans le dogmatique, quand on distingue mal à propos Tétemité passée et Tétemité à