‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 268 sur 389 · FALSIFICATION. — FARDER · texte numérisé non relu

FALSIFICATION. — FARDER

qui n'est pas meilleur que les autres qai se sont rendus. (Hilh., Leu., à Racan, 18 jauT. 1685.)

FALSIFICATION, terme de théâtre, altération à la vérité historique et locale :

Je l'ai placé dans Séville, bien que D. Femand n'en ait jamais été le maître, et j'ai été obligé à cette JaUificaiion, pour former quelque vraisemblance à la descente des Maures, dont l'armée ne pou voit venir si vite par terre que par eau. (Exmn, du Ctd.)

FALSIFIER SON teint, prendre une mine feinte :

D'ailleurs ce grand courroux pourroit-il être feint?

Auroit-il pu siXàX faUifier ton teint,

Et si bien ajuster ses yeux et son langage

A ce que la fureur marquoit sur son visage ? {La Suiv., iv, 9.)

FARD, fig. LE FARD DU LANGAGE :

Seigneur, moi qui eonnois le fond de son courage

Et qui n* ai jamais vu dejard en son langage,

Je tiendrois à bonheur que Votre Majesté

M'accept&t pour garant de sa fidélité. ifiliu, v, 4.)

Et son frère pipé du fard de mon langage. {La Veuve, i, 3.)

Otez ce nom d'amour : le fard de son langage

Ne m'empêcha jamais de voir dans son courage.

Et nous étions tous deux semblables en ce point

Que nous feignions d'aimer ce que nous n'aimions point, {ibid.t v, i.)

Cléandre, elle est à toi; j'ai fléchi son courage.

Que ne peut l'artifice et le fard du langage? {La PL Roy., m, 6.)

Et n'y doit point chercher ni le fard du langage,

Ni la subtilité. {!mit„ i, 5.)

Cette expression si heureuse n'est pas particulière à Corneille :

Courtisans, ne me lisez pas, Si vous recherchez les apas Elle fard de vosire langage.

{Recueil des vers de M. de Marbeuf, Rouen, 1638, in-8.)

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