FALSIFICATION. — FARDER
qui n'est pas meilleur que les autres qai se sont rendus. (Hilh., Leu., à Racan, 18 jauT. 1685.)
FALSIFICATION, terme de théâtre, altération à la vérité historique et locale :
Je l'ai placé dans Séville, bien que D. Femand n'en ait jamais été le maître, et j'ai été obligé à cette JaUificaiion, pour former quelque vraisemblance à la descente des Maures, dont l'armée ne pou voit venir si vite par terre que par eau. (Exmn, du Ctd.)
FALSIFIER SON teint, prendre une mine feinte :
D'ailleurs ce grand courroux pourroit-il être feint?
Auroit-il pu siXàX faUifier ton teint,
Et si bien ajuster ses yeux et son langage
A ce que la fureur marquoit sur son visage ? {La Suiv., iv, 9.)
FARD, fig. LE FARD DU LANGAGE :
Seigneur, moi qui eonnois le fond de son courage
Et qui n* ai jamais vu dejard en son langage,
Je tiendrois à bonheur que Votre Majesté
M'accept&t pour garant de sa fidélité. ifiliu, v, 4.)
Et son frère pipé du fard de mon langage. {La Veuve, i, 3.)
Otez ce nom d'amour : le fard de son langage
Ne m'empêcha jamais de voir dans son courage.
Et nous étions tous deux semblables en ce point
Que nous feignions d'aimer ce que nous n'aimions point, {ibid.t v, i.)
Cléandre, elle est à toi; j'ai fléchi son courage.
Que ne peut l'artifice et le fard du langage? {La PL Roy., m, 6.)
Et n'y doit point chercher ni le fard du langage,
Ni la subtilité. {!mit„ i, 5.)
Cette expression si heureuse n'est pas particulière à Corneille :
Courtisans, ne me lisez pas, Si vous recherchez les apas Elle fard de vosire langage.
{Recueil des vers de M. de Marbeuf, Rouen, 1638, in-8.)