‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 29 sur 389 · ACGABLEH LES SE.NS · texte numérisé non relu

ACGABLEH LES SE.NS

Loin de vous je n'ai rien qu'avec plaisir je voie,

Tout me devient fâcheux, tout s'oppose à ma joie,

Ud chagrin invincible aecabte lou* mes iem. [La Ytuve, i, 5.}

Sire, on pâme de joie ainsi que de tristesse,

Un excès de plaisir nous rend tout languissants,

Et quand il surprend l'âme il aecabU les sent. {Le Cid^ iv, 5.)

— ACCABLER DE, fatiguer, lasser de :

Ai-je écouté quelqu'un de tant de soupirants

Qui m*accabloient partout de leurs regards mourants? {TaeeiBérin.t i>3.)

ACCOMMODEMENT, en tenne de littérature, beauté, agrément :

Ces prologues doivent avoir beaucoup d'invention, et je ne pense pas qu'on n'y puisse raisonnablement introduire que les dieux imaginaires de l'antiquité, qui ne laissent pas toutefois de parler des choses de notre temps par une fiction poétique qui fait un grand aecommodemeru de théâtre. [Prem» Disc.)

ACCOMMODER a, conformer à :

Aussi je ne suis pas de ces amants vulgaires ;

2*accommode ma flamme au bien de mes affaires. {Méd., i, 1.)

de

ACCOMMODER, Convenir, plaire à, faire, être le compte

Le cloître a ses douceurs, mais le monde en a d'autres.

Qui, pour avoir un peu moins de solidité,

Kaceommodent que mieux notre instabilité. \La PL Hoy,, v,8.)

Les Arabes s'appliquèrent encore à sa physique (d'Aristote ) , principalement

aux huit livres qui ne contiennent que le général ; car la physique particulière ,

qui a besoin d'observations et d'expériences , ne les accommodait pas tant

(Flbury, Choix des éiud., l'« p., v.)

— s'accommoder, s'employer convenablement.

Quelques modérâtes , pour ôler toute l'ambiguïté de cette prononciation , ont écrit les mots qui se prononcent sans la mollesse de Vh avec une l simple, en cette manière : tranquile^ imbécile, distHe, et celte orthographe pourrait s'accommoder, dans les trois voyelles a, o, u, pour écrire simplement baler, affoler, annuler, mais elle ne s'accommoderait point du tout avec Ve, et on aurait de la peine a prononcer Jideile et belle, si on écrivait yîd^^ et bêle. (Préf. de : Le Thédi. de /*. Corn., édiLde 1682.}

ACCOMPAGiNER, lig. :

Il est juste de lui prêter (â l'utile) quelques grâces, mais de celles qui lui laissent toute sa force, qui l'embellissent sans le déguiser, et Vaccompagneni sans Je dérober à la vue. (/mil., préf., 1670.)

Qncl indomptable esprit! quel arrogant maintien

Accompagnait l'orgueil d'un si long entretien !

A-t-elle rien fléchi de son humeur altière? {Méd., ii, 4.)

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