HÉLAS. — HEUR
teuTy l'emporter d'une manière haute, ou de haute lutte, à force d'audace et de résolution :
Il emporta Caffaire dtune hauteur extraordiiuire : et en qnelqae eut qu'il ait été, U a tovgoars soatena un air de grandeur qui fatsoit assez comprendre qu'il n'étoit pas né pour des affaires ordinaires. (M"* de Montp., Mem., ann. 1660.) — Les tribuns tentèrent d'emporter Caffaire de hauteur, (Ybrtot, BévoL rom^^ iv.) — n prépara par ses lettres les esprits du palais à voir un ambassadeur fier, brusque, impétueux ) voulant tout emporter de hauteur, (Pbluss., Iftti. de Louis Xif^ 1663.)
Prendre une a/faire de hauteur, la prendre sur un ton haut et fier :
Il avoit eu quelque démêlé avec notre ambassadeur d'Angleterre, et le roi i prie t affaire <fune grande hauuur, (H"* de Montp., Mém,, ann., 1069.)— Ils avoient eu mille démêlés ensemble, et M. de Lauzun prenait toujours les affaires d'une grande hauuur. (Id., ihid., ann. 1674.)
HÉLAS y employé substantiy. de feints hélas, des gémissements feints :
Traîtres, ces feints hélas ne sauroientm'abuser. {La feuve, iv, 3.)
HÉRITER DE , conjugué avec Tauxiliure être, être hérité de, avec im nom de chose pour sujet, être reçu en héritage de :
Hais disposer d'un sang que j'ai reçu sans tache !
Avant que le souiller il faut qu'on me l'arrache :
J'en dois compte aux aïeux dont il est hérité^
A toute leur famille, à la postérité. (D. Sanc., lu, 4.)
Amor de feme bien le sai,
M'mi pas a tous jors herùi
Tost ont lor corages mués
Et sont plus legieres que jai.
{Pois.fr. ms.av. 1300, t. 4, p. 1482, cité par S^'-Palaye.)
HEUR, bonheur. Cette signification est trop connue pour que nous nous y arrêtions. Nous ne relèverons dans Corneille que les deux emplois qui suivent :
— AVOIR TANT D*HEUR QUE DE , suivi d*un infinitif, avoir tant de bonheur que de, être assez heureux pour :
Peut-être un mauvais pas, une branche, une pierre.
Fit verser leur carrosse, et les jeta par terre,
Et Philippe eut tant d'heur que de les rencontrer
Comme eux et ta maîtresse étoient prés d'y rentrer. {La Veuve, iv, 7.)
— MON HEUR, terme de caresse adressé à une femme, pour signifier, toi qui fais tout mon bonheur :
Simple, pour le punir, tu te punis toi-même, Ce dessein mal conçu te venge à tes dépens. Déjà (n'est-il pas vrai, mon heur], tu t'en repens ?
(Cfii., v, 3, l'* éd. jusqu'à 1644 inclus.)