‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 36 sur 389 · AIGREUR. — AINSI · texte numérisé non relu

AIGREUR. — AINSI

Je vous veux remercier de ceste pitoyable affection dont vous avez usé envers moy. de m'accuser à mon mary : duquel , en bref, je n'atlen que la mort, si plusiost ïaiejre douleur qui me picque ne me despouiUc de la vie. (Lariv., Le FtdèU, V, i.)

Hais la terreur de quelque aigre nouvelle ,

Tousjours m'agite et me tient en cervelle. (St.-Am., Epist, hér.-cam.,

— AIGHEUR d'une INIMITIÉ, D'uNE HAINE. SiglÛficatiOll qui

tinit à la précédente , et s'éloigne moins cependant de Tacceplion actuelle :

Seigneur, du nom d'amour n'abusez point on vain,

Dites d*Agésilas la haine insatiable.

C'est elle dont l'at^reur auprès de vous m'accable. i^géi-t ii, 4.)

De ceux qu'unit le sang plus douces sont les chaînes.

Pins leur désunion met d'aigreur en leur haine. {Tiieei Bérin., iv, 5)

Et peut-être Xaigreur de ces inimitiés

Voudra que je vous perde, on que vous me perdiez. {Ib,)

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