‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 79 sur 389 · AVANTAGÉ. - AVOIR · texte numérisé non relu

AVANTAGÉ. - AVOIR

AVANTAGÉ du nombre , ayant l'avantage du nombre :

Ce sont tes trahisons qui l'empâchent de vivre;

Je t'ai vu dans ce bois moi-même le poursuivre.

Avantagé du nombre^ et vêtu de façon

Que ce rustique habit effaçoit tout soupçon. {CIH., m, 5.)

AVANTAGEUX, favorable, avantageuse eIireur :

Et vous, que par mon ordre ici j'ai retenu,

Sanche, paisqu'à ce nom vous êtes reconnu,

Miraculeux héros, dont la gloire refuse

L'avantageuse erreur d'un peuple qui s'abuse,

Parmi les déplaisirs que vous en recevez,

Puis-je vous consoler d'un sort que vous bravez? (O. Sanche, v, 5.)

AVEC, séparé de son régime :

Mais, hélas! j'étois jeune, et ce temps est passé.

Le souvenir en tue, et l'on ne l'envisage

Qu'avec, s'il le faut dire, une espèce de rage. {Pulch,, ii; 1.)

AVENIR, arriver :

En l'état où je suis, quoi qu'il puisse avenir.

Je vous dois tout promettre, et ne puis rien tenir. {Théod., m, 5.)

AVENU, participe passé de avenir, arrivé :

Trop heureux accident, s'il avoit prévenu

Le déplorable coup du malheur avenu, {Mél., v, S.)

AVERSION. AVOIR DE l'aversion contre quelque chose :

Je vous rends grâces de ce que vous m'avez envoyé de la façon du R. P. Fronteau ; c'est un grand homme en tout, et ce n'est pas avoir peu fait d'effet sur moi que de m'avoir obligé à lire son oraison funèbre tout entière, moi qui ot vue avertion naturelle contre tes panégyriques. {Lett, au P« Boulard^ 10 juin 1656.)

AVEU. SANS AVEU, sans autorisation :

Et quoique par vous-même autrefois exilée,

Sans ordre et sans aveu je me suis rappelée. [Tite ei Dér,, u, 5.)

AVIS. PORTER AVIS, comme : porter conseil:

11 sera demain jour, et la nuit porte avis, [La Suiv,, m, 6.}

AVISER A (un subst.], songer à :

Tu vas apprendre tout, mais aussi l'ayant su,

Avise à U retraite. (C(tl., i, 9.)

AVOIR, renfermer, apporter:

Oronte, je ne sais dans son funeste sort.

Qui m'afflige le plus, ou sa vie, ou sa mort,

L'une et l'autre a pour moi des malheurs sans exemple. {Rodog., v, 4.)

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