‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 95 sur 389 · METTRE UNE AGENTE AU BOUT DE SA FINESSE · texte numérisé non relu

METTRE UNE AGENTE AU BOUT DE SA FINESSE

Ne m'apprendras-tu point ce que fait ta maîtresse? LA NOUBBICB. Elle met ton agente au bout de sa finette, {êm Veitve, u, 7.)

On trouve , d'une manière analogue, être au bout de :

Les médecins avoient essayé inutilement tous leurs remèdes, et confessoient qu'ils étaient au bout de leur art. (Fléch., Hitt. deXimén.t 1. 1.)

— AU BOUT DE, après:

Ce portrait vivant que je vous offre représente un héros asseï reconnaissable aux lauriers dont il est couvert. Sa vie a été une suite continuelle de victoires : son corps, porté dans son armée, a gagné des batailles après sa mort; et son nom, au bout de six cents ans, vient encore triompher en France. (Le Cid, à M"* de Combalet.)

— A CHAQUE BOUT DE CHAMP, comme à tout bout de champ :

À chaque bout de champ vous mentez comme un diable. {Le Ment., lu, (>.)

BOUTADE. POUSSER par boutade, produire d'un souffle,

d'une seule inspiration :

Ou comme d'un sonnet ou d'une ode, qu'une chaleur extraordinaire peutpoii*ter par boutade, et sans lever la plume. {MéLy préface.)

BRAISE, dit plaisamment pour signifier chaleur- d'amour :

Et, pour la maintenir, j'éteindrai bien ma braise.

{La Veuve, iT, 4, 1'* éd., jusqu'à 1644 inclus.) Vienne cet heureux jour! mais jusque-là, mauvaise, N'avoir point de baisers à rafraîchir ma braise! {tbid,, ▼, 3.)

Si je feins un peu de braise

Alors que l'humeur m'en prend ;

Qu'on me chasse, ou qu'on me baise,

Q4i'on soit facile ou mauvaise.

Qu'on me chaste, ou qu'on me baise,

Tout m'est fort indifférent. \jChaHtoit,)

On a dit de même avant Corneille, en une poésie qui voulait

dtre sérieuse :

Car l'humeur du baiser appaise,

S'escoulant au cœur peu à peu,

Ceste chaude amoureuse braise

Dont tes yeux allumoyent le feu. (Rons., Amours^ 1. 1, Baiter, 1573.)

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