‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 2)Chapitre 97 sur 389 · S BRANLER. — BRASIER · texte numérisé non relu

S BRANLER. — BRASIER

Régnier avait employé cette figure avant Corneille, et tout lo monde connaît les imitations que Boileau en a faites :

Ainsi de la vertu la fortune se joue.

Tel aujourd'hui triomphe au plus haut de sa roue... (Soi., i.)

Qu'à son gré désormais la fortune me joue ;

On me verra dormir au branle de sa roue. {EpUres, ▼.)

BRANLER. Emploi très-poétique :

Ne mets pas ton espoir sur un frêle roseau

Qui penche au gré du vent, qui branle au gré de l'eau. {Imit., u. 7.)

BRAS. LE BRAS DE LA JUSTICE, les maius de la justice:

Ce n'est pas que je veuille avec cet artifice

Dérober un coupable au bras de la justice. [Hor. , v, 3.)

— Fig., pour désigner les coups vengeurs du ciel :

Et quand les dieux vengeurs laissent tomber leur bras^

l\ tombe assez souvent sur qui n'y pense pas. (Œdipe, i,3.)

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