‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 3)Chapitre 116 sur 366 · CONQUÊTE. — CONSENTIR · texte numérisé non relu

CONQUÊTE. — CONSENTIR

connaître pour reconnaître se trouve employé même en prose :

J'eos encore assez de jugement ponr me tenir en la même posture, dansVespéranee de n'en être point connu, et je ne fas point trompé. (Gtbano, Htoi. com. deê étau ei empires du SoleiL)

— CONNAITRE MAL QUELQU*UN, ne pas avoir égard à sa dignité , ù sa condition :

Faites venir le roi, appelez votre Attale,

Que je conserve en eux la dignité royale :

Ce peuple en sa fureur peut tes connotire mal, {Nieom., v, 7.)

— NE PAS SE CONNAITRE A, suivi d'uu infinitif, ne pas savoir :

Je ne me cannois point à combattre d'injures. {La Gai, du Pal., v, 2.)

CONQUÊTE, fig. PETITES CONQUÊTES, petites faveurs que Ton conquiert en amour :

J'en reçus des faveurs secrètes, mais honnêtes,

Et j'étendis si loin mes petites conquéus.

Qu'en son quartier souvent je me coulois sans bruit.

Pour causer avec elle uue part de la nuit. • {Le Ment., ii, 5.)

CONSCIENCE. NE POINT faire de conscience de, comme ne point faire conscience de :

De six pièces de théâtre qui me sont échappées, en ayant réduit trois dans la contrainte qu'elle nous a prescrite, je n'y ai point fait de conscience d'allonger un peu les vin^t et quatre heures aui trois autres. {La Veuve, au lect.)

— parler a sa conscience, parler selon sa conscience :

Je parle seulement de ce qu'a vu le roi,

Seigneur, -et qui voudra parle à sa conscience, (D. Sanche. i, 3.)

CONSENTIR, employé activem. :

Mon indulgence, au dernier point venue, Cousentoit à tes yeux l'hymen d'une inconnue. {Le Ment,, v, 1.)

« Consentir, dit Voltaire, est un verbe neutre, qui régit le datif, c'estr-à-dire, notre préposition à qui sert de datif. On ne dit pas : € consentir quelque chose, 'mais à quelque chose. » Dans quelques éditions on a substitué approuvait à consentait. »

Le conseniiras-Ui cet effort sur ma flamme? {Rodog,, m, 3.)

Voltaire dit encore : « Consentira, et non consentir /e. Ce verbe gouverne toujours le datif exprimé chez nous par la préposition à. n est vrai qu'au barreau on viole cette règle; mais le style du barreau est celui des barbarismes. »

La dernière édition de F Académie dit moins afiSrmativement et

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