COURAGE
K Ou ta te plaij» è fu», on puissanumeiit épris
Tcn îiifvge demeure inseniible aux mépris. {CUl, n, 4.)
Jamais la désespoir qai saisit s«n courage
N'en pot tirer un moti non désavantage. {La GaL du Pal,, m, 4.)
Qu'il se mette à ioisir s'il peut dans son courage ;
Un moment de ma vue en efface l'image. {La Suiv., i, 6.)
Hélas ! c'est en effet bien flatter mon courage^
D'accommoder son sens aux désirs de mon âge. {Ibid., u, 6.)
Il aime ses enfants, ce courage inflexible. {Méd., m, 4.)
Qu'a pu faire de moindre un AOKm^ amoureux? {Ibid., \, 5.)
Si vous l'aimez, monsieur, croyez qu'en son courage
Elle vous aime assez pour vous laisser ce gage. ( Suiu du Ment,, m, 3.)
Sans l'avoir jamais vu, je connois son courage.
Qu'importe après cela quel en soit le visage?
Tout lo reste me platt si le cœur en est haut.
Et si rame est parfaite, il n'a point de défaut. {Ibid,, iv, 2.)
Je fais ici, monsieur, l'amour de bon courage;
Au lieu de m'y troubler, allez en faire autant. {Ibid,, v, 2.)
De tous deux Rodogune a charmé le courage. (Rodog., i, 5.)
Apaisez ce courage irrité, princesse. {Ibid., iv, 1.)
Que tu pénétres mal le fond de mon courage!
Si )• verse des pleurs, ce sont des pleurs de rage. {Ibid,, iv, 5.)
Le trouble qui souvent déchire mon courage
N'y feroit pas ce grand ravage
Avec Unt de facilité. (/mt/., m, 23.)
0 Dieu tout bon. Dieu tout-puissant, Défends-moi des soucis où cette vie engage.
Qu'ils n'enveloppent mon courage
D'un amas trop embarrassant. {Ibid,, m, 26.)
Combien dois-je encor attendre?
Jusques à quand tardes-tu, 0 Dieu tout bon, à descendre
Dans mon courage abattu? {Ibid., iii, 21.)
Ah! seigneur, c'est tout perdre et livrer à sa rage Tout ce qui de plus prés touche votre courage. {Nicom,, \, 5.)
J'aurois en ma faveur le courage bien bas,
Si je fuyois des maux que vous ne fuyez pas. {CEd., i, 1.)
C'est à l'heur du retour que leur courage aspire, Et non pas à l'honneur de me faire un empire. {La Toit, d'or, \, h.) Mais dès qu'un père parle, il porte en mou courage Toute l'impression qu'il faut pour obéir. (^9^m i, 3.)
On trouve, chez des écrivains de toute date, le mot courage dans le sens de cosur^ ou dans le sens plus large de animusj spécifié et déterminé en bien ou en mal par le contexte ou par une ^^pithète :
Li rois aperçoit bien l'amor Que ses fius a vers Blanceflor :
courage; , «63
Moult forment crient' en son i Qaant Floires iert de tel t Que feme devra espou^er.
Qu'il ne puisse de li tomer. [Floire et WtMctfoff v. 266.)
Dittes-lui tant seulement qu'il soit sage et secret et qu'il sache bien celler son courage. {Le Liv, de TroH,^ ii. Bibl. eUév.) — De laquele art il monstra et enseigna partie à la royne sa femme, nommée Hermofrodita, et laquelle depuis fist de beaux principes pour le commencement de ces Euvangiles ; mais elles ne furent de son temps achevées, ains d'eage en eage et de siècle en siècle elles ont esté multipliéez et par legiers espris infuses es ooragts des prudentes femmes, chascunes en son temps. {Les Êvang, dm QmêHomllee, éd. Jann., p. 5.) Les escolliers, de bon couraige.
Passèrent temps joyeusement.
{Poiê. attrib, à Villon^ La Repue Montfaulcon.) Laissa Egypte et le fleuve du Nil, Espris d'amour en un cœur juvénil, Quand le renom de sa très claire dame Luy eust esmeu tout le courage et l'ame.
(Jean Lbmairb, Epitt. de Camand verd.) Ainçois dit le noble couraige, Qu'il n'y consentiroit jamais Et ne feroit aucun dommaige
Aux enfans qui n'en pouvoient mais. (Mart. d'Auv., Jm Trahis, pun.) Ne blâmons désormais des femmes le courage, €k>mme ignorant, aveugle, inconstant et volage;
La nature est leur loi. (An ad. Jamyn, Ode, pour justifier lïnconst.) Donc le destin vouloit que mon courage Entrât par vous en amoureux servage.
En mille endroits au loin j'ai voyagé,
Sans que mon cœur y restât engagé. fid., Êlig,)
Que de discours ma raison séduisants, Que de pensers l'un l'autre desiruisants
Sentys-je alors agiter mon courage! (Bbrtaut, Stances.)
Cela les fit rire de bon courage. (Scarr., Le Hom. comique, l'* p., vu.) Au moins que les travaux.
Les dangers, les soins du voyage,
Changent un peu votre courage! (La Font., Fabtes, ix, 2.)
Je crois qu'Achille ne rioit pas de moins bon courage, (Id., Les Amours de Psyché, 1.)
Depuis quand mon lâche courage Conçoitril des périls qui le fassent trembler?
^SÉNBcé, Dialog, des dieux. Mars et Vénus.) De quelque côté qu'ils s'adressent , ils ne trouvent partout que des courages ulcérés. (Vertot, Rév. rom., v.) — La paix faisoit renaître dans des courages si fiers la discorde que la guerre n'avoit que suspendue. (Id., ibid., m.) Je vous en dirais, davantage Contre ce mal de la raison Que je hais de si bon courage. (Yolt., Bip. à Desmahi*,)
' Var., Cremoit.