EFFORCER (S'). — EFFORT
— EFFET, dans un sens actif, avec un régime, réalisation :
L'honneur que nous feroit votre illustre hyménée, Des deux que j'ti nommés tient l'âme si gênée. Que jusqu'ici Galba, qu'ils obsèdent tous deux,
A refusé son ordre à l'effet de nos vœux. (Oikon, i, S.;
C'est un jour choisi par deux souverains , pour Veffet d'un traité de paix eDtn leurs couronnes ennemies. {Rodog,, préf.)
EFFORCER (s') a, comme s'efforcer de :
Vous en êtes jaloux (de la mort) comme d'un bien suprême ;
L'un et l'autre de moi $* efforce à l'obtenir. {Thiod*, ▼, 6.)
Son feu de la raison est l'effet et l'étude;
Il s'en fait un plaisir bien moins qu'un embarras,
Et 9*efforce à m'aimer, mais il ne m'aime pas. {TUe et Bér,, i, 1.)
Et quand Rome s'efforce à m'arracher son cœur,
Elle sert le courroux d'un Dieu juste et vengeur. {laid., iv, 1.)
Voir A pour &, et TACHER A.
EFFORT. FAIRE EFFORT SUR UN SENTIMENT, s'cfiForcer dc le^ ▼aincre :
Je ne vous blâme point d'avoir eu mes foiblesses ; Mais faites même effort sur ces lâches tendresses. {Attila^ lu, 4.)
Vous pouvez juger qu'à l'âge où j'étois, il falloit que ma raison JU beaucomp d effort sur mes ressentiments pour agir avec tant de retenue. {Œuv, de Louis XIT,)
On trouve, dans un sens analogue, faire effort contre :
Il fait effort contre ses peines secrètes , et contre le sentiment dos déplaisirs dont la vie des princes n'est pas exempte , pour n'être attentif qu'à consoler et à remplir de joie ceux qui viennent à lui. (Ddgdbt, Instit. dtun prince, 1** p., e. 31, art. 4.)
— FAIRE UN EFFORT A, FAIRE SON EFFORT A ( UD infinitif) :
L'espoir qu'elle conserve aura peu de durée»
Puisque Jason en veut à la toison dorée,
Et qu'à la conquérir faire le moindre effort,
C'est se livrer soi-même et courir à la mort. {La Tois. d'or, m, 1.)
Celui qui doit vous perdre ainsi malgré son sort,
A s'approcher de vous/aii encor son effort. (0. Sunche, m, 4,)
— COUP d'effort, coup d'audace, entreprise hardie :
Mes vaisseaux à la rade, assez proches du port,
N'ont que trop de soldats pour faire un coup d'effort. {Méd„ ii, 5.)
Sans moi ton insolence alloit être punie,
A ma seule piière on ne t'a que bannie :
C'est rendre la pareille à tes grands coups d'effort.
Tu m'as sauvé la vie, et j'empêche ta mort. {Ibid., m, 8.)