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Qu'aox dépens de ma vie il s'en fasse bean-père,
Et qu'à titre d'esclave il commande en ces lieux. (Po/., iv, 3.)
J'en ai fait un martyr, sa mort me fait chrétien,
J'ai fait tout son bonheur, il vent faire le mien. {!bid„ v, 5.)
Sans l'avoir jamais vu je connois son courage.
Qu'importe après cela quel en soit le visage?
Tout le reste me platt, si le cœur en est haut.
Et si l'âme est parfaite il n'a point de défaut. (Sutie du Meru,, iv, 2.)
Régnez comme Attila, je vous préfère à lui ;
Mais point d'époux qui n'ose en dédaigner l'appui. {Auila, ii, 2.)
Oui, seigneur; Vous en voulez la main, et j'en ai tout le cœur. (TVie et 0er.,ii, 2.)
De quelque éclat qu'il se soit revêtu.
Un crime qu'il ignore en souille la vertu. {UéracLt u, 3.)
Voltaire a critiqué ces derniers vers, croyant que en se rapportait à innocence , qui précède , ce qui^ serait absurde, tandis qu'il se rapporte , avec le sens si fréquent de de lui, au sujet de la phrase tï (Martian.)
Le poëte se sert de même de en, pour de lui ou pour par lui^ comme régime indirect d'un verbe :
Tout est au-dessous d'elle, à moins que de régner,
Et sans doute qu'iEmon s'en verra dédaigner. (0£d., i, 3.)
Ne pouvant citer tous les emplois que fait Corneille de en pour de lui, d'elle j d'eux, ou pour par lui, par elle, par eux, nous nous contenterons d'indiquer encore : Oth., ii, 1 ; ii, 2; ii, 4; m, 3; LIllus. com., III, i ; Le Ment., iv, 7.
« Les poètes, observe un auteur contemporain, ont employé souvent en au lieu de lui, ou d'elle, mais par licence, par extension, et toujours dans un sens méprisant et odieux.
« Un vieillard amoureux, dit Corneille, mérite qu'on en rie.
« Pour punir un méchant, dit Voltaire, pour en tirer justice. » (Phil. Chasles, Préf. delà Gramm. nation.)
On trouve très-fréquemment, au dix-septième et môme au dix-huitième siècle, en, pour de lui, ou pour par lui, se rapportant à un substantif ou à un verbe, chez les prosateurs comme chez les poètes, employé sans aucime idée méprisante ni odieuse :
Celui qui est paysan et qui vit fort bien en paysan me semble plm louable que celui qui est né gentilhomme et n'en fait pas les actions. (Sokil, Frmiewn, xi.) — Comment peut-on aimer Dieu, quand on n'en entend jamais palier? (M** di Siv., Leu., 12 mars 1671.) ^ 11 est bien difficile qu'on n'aîi pas aûvie d'avertir ces sortes de gens qu'ils feroient bien de se dire à eux-méniMS ce qo ils disent des autres, et de se reconnoltre dans les portraits qu'ils en font (Nigolb» Essais,