‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 3)Chapitre 210 sur 366 · S46 EN · texte numérisé non relu

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De la connoiss. de soi-même, vu.) — Chaque instant qai m'en éloigooit effaçoit iosensibiement son idée de mon souvenir, et dés les premiers moments que je vous ai vue, je ne m'en suis plus souvenue du tout. (Hamilt., Fleur (Tépine.)

C'est sa tante ; pourquoi ne la verroit-il pas?

Il en doit recueillir un fort gros héritage. (Dsstoccr., Le Médis,, u,7.)

J'adore Adélaïde et y en suis estimé. (Piron, G. VTiua, iv, %

Au roi que nous pleurons il laissa la couronne.

Constance en est la soeur. (Saurin, Blancfie et Guieeard, i, 4.}

— EN, pour EN SA DÉFENSE, comme on dit en sa faveur :

J'obéis, et me tais ; mais de grâce encor, sire,

Deux mots en sa déjense. {Le Cid, ti, (>.)

— EN, avec un nom de ville :

Avant qu'avec toute autre on me puisse engager.

Je serai Hitrié, ai Ton veut, en Alger. \Le Meta., v, 6.)

On pourrait dire q\ï Alger est ici pour Algérie ; mais dans nos anciens auteurs, et même chez des écrivains plus rapprochés de nous, en se trouve très-souvent devant un nom de ville :

'En Amiens (Rabel.) — Ah ! Dieu ! est-ce la façon de faire en Paris ? (Labiv., Le Morf.^ v,.l.) — Je vous feray le plus misérable homme qui soit aujoordlivy en Paris. (Id., Le Laquait^ ii, S.) — Ccst espagnol l'eust deshonorée et honnie en Naples. (Fa. d'Ambois., Les NapoL, m, 11.) — On alloit, dit-on, aux autres villes de Grèce, chercher des rhetoriciens, des peintres, des musiciens ; mais en Lacédémone des législateurs, des magistrats et empereurs d'armée. (Montaighb, tes., if 24. ) — n tnescontenta sa noblesse, qui l'alla, d'un cœur franc, saluer en ▲vigDOB. (Pasq., Leu., xiv, 3.) — J'ai aussi advis comme le sieur de Brevet, qui laisoit cy-devant mes affaires en Constantinople, et auquel j'ay donné charge d'y résider pour mon ambassadeur, y a esté fort bien reçu de ce seigneur et de ses ministres. {Leit. miss, de Henri /F, 2 juillet 1573, t. ii, p. 852.) — Poge dit avoir von ou cheval, qui entra en Constance durant qu'on y tenoit le concile. (BoocofcT, SeréeSf xi. ) — M'ayant appris que le petit prince estoit desja avec toute sa tsaison dans le navire qui devoit me passer en Alexandrie. ( Gombbrv., Cyihér,, p. 44.) Manitez supplia le roy de Palmirenie de luy permettre de faire un voynge eiiBabylone. (ld«, ibid,, v.)

Un désir tout à fait éloigné De celui qu'en partant je vous ai témoigné, De Tauris en Alep a causé ma venue. (M airbt. Le Grand SoUman, i, 2.)

On le voit, jusque assez avant dans le dix-septième siècle c'était la préposition en qui se plaçait généralement devant les noms de ville.

Du reste, Molière dit comme Corneille en Alger :

Se voyant éloigné du port, il m'a fait mettre dans un esquif, et m'envoie vous Aire que si vous ne lui envoyez par moi tout à l'heure cinq cents écus, il va vous emmener votre fils en Alger, (Fourber. de Scap,, u, 11.) — Hélas! mon pauvre maître, peut-être que je ne te verrai de ma vie, et qu'à l'heure que je parle on t'emmène esclave en Alger, {Ibid,)

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