‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 3)Chapitre 352 sur 366 · INTRIQUE · texte numérisé non relu

INTRIQUE

SONGER EN , pouF soKiger à :

On dit que les avaritieux et avaritienscs ont aussy ceste hnmenr de ionger fort à leur mort en leurs trésors d'escus, les ayant tousjoursen labouche. (Brant., Dames gai. j 8* dise.)

Et je m'estonne fort pourquoy

La mort osa songer à moy,

Qui ne songeay jamais en elle. (Régnier, Êpitaphe.)

C'est, je vous jure, tout ce que l'on peut faire avec eux que de songer deux ou trois fois le jour en la meilleure de ses amies. (Voit., Leu., cxxyiii.) — > Si je ne songe pas souvent en vous, c'est de si bon cœur quand cela m'arrive, et avec tels sentiments, que je suis asseuré que vous en seriez satisfaite. (Id., ibid,) —Dans cet espace de tenrps je songeay, je vous l'avoue, trois ou quatre fois en mademoiselle *** ; le reste je Teroployay à penser en madame vostre mère et en vous. (Id., ibid., cxxix, Lyon, 1661.)

Rien n'était si fréquent que de remplacer à par en. Ainsi Ton disait encore :

IL NE TIENT qu'en , pouF tï ne tient qu'à :

Ce soir vous parlerez avec Marie, ou il ne tiendra qu*en vous. (Lariv., Le laq., ii. S.) Je suis bien asseuré qu't/ ne tient pas en elle. (yéRONN.,£'/mpi<iM., m, 1.)

CONDAMNER EN, pouF Condamner à :

Les Lacédémoniens condamnèrent leur roy en une grosse amende. (Amtot, Yies^ Périclôs.)

SE REMETTRE EN , pouF se remettre à :

De quoy je me remets neantmoins en vous. [Lett. miss, de HenriiVy t. iv, p. cxxxii.)

EN DESSEIN DE , pouF à dessein de :

J'ay différé tant que j'ay pu, en dessein de mesnager une lettre. (yoiT.,Xeii. 132.)

EN LIEU DE , pouF Qu Ueu de :

En lieu du service divin,

Fault géter hazard sur le vin. (Les dix Comtn. de V Antéchrist , dans le livre du Roy Modus et de la Royne Ratio.)

EN VOTRE CONTENTEMENT, pouF à votre contentement :

Tost ou tard je recognoistroy vos services en vostre contentement. [Lett, miss, de Henri IV, t. iv, p. 346, à M. de Brèves, 27 avril 1595.)

INTRIQUE, subst. masc, pour intrigue, dans le sens actuel , OU dans celui d'embaFFas, d'aifaiFC fâcheuse :

Ce sont deux intriques qui rompent l'unité d'action. {Exam. de la Suiv.) •— Si ta n'es homme à te contenter de la naïveté du style et de la subtilité de Vintriquêfie ne t'invite point à la lecture de cette pièce. {La Veuve, au lect.) — Cette posais sion de vous-même, que vous conservez si parfaite parmi tant d'ttilrtgifef.i9Ù iKl semblez embarrassé. {La PL Roy., à M. ^^.}

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