JALOUX. — JETER
entreprise, de laquelle j'espère que Dieu me donnera bonne issue. {Lett. miss, de Henri IV., t. iv, p. 541, 21 mars 159(5.)
Cette locution se rencontre fréquemment dans les Lettres misnves
JALOUX DE, $e rapportant à un nom de chose, pour signifier qui protège, défend :
Madame, je sais reine, et dois régner sur moi.
Le rang que novs tenons, jaloux de notre gloire,
Souvent dans un tel choix nous défend de nous croire. (D. Â'anc., i, S.)
JAMAIS. POUR TOUT JAMAIS, commc à tout jamais:
Adieu pour lout jamais, {Sert., ni, 3.)
JETER UN ROI DU TRÔNE, Veu précipiter, au figuré :
II peut faire trembler la terre sous ses pas,
Mettre un roi hors du trône, et donner ses États. (Cin., m, 4.)
« Il y avait, observe Voltaire :
« Jeier un roi du trône, et donner ses États. >
« Mettre hors, ajoute-t-il aVec raison, est bien moins énergique que jetei', et n'est pas même une expression noble. Hoi hors est dur à Toreille. Pourquoi ne dirait-on p2is jeter du trône? On dit bienye^er du haut du trône? »
— JETER DES MENACES EN l'aIR :
Jetterai -je toujours des menaeeten tair.
Sans que je sache enfin à qui je dois parler? {La Suiv,, v, 3.)
On trouve ye/er des menaces, absolument :
Ce n'est plus cette dona Elvire qui faisoit des vœux contre vous, et dont l'âme irritée ne jettoit que menace, et ne respiroit que vengeance. (Mol., D, Juan, iv, 6.)
— JETER DANS, suivi d*un nom de personne, faire nattre parmi :
Il pouYoit, sons l'appât d'une feinte promesse,
Jeter dans les soldats un moment d'allégresse. {Oth,, iv, 3.)
— ■ JETER quelqu'un DANS UNE ESPERANCE :
De Vinius par là gagnant la bienveillance,
Il a su (e jeur dans une autre espérance, {Oth., iii, 1.)