‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 3)Chapitre 359 sur 366 · JEU. — JOIE · texte numérisé non relu

JEU. — JOIE

— JETER EN HAUTE JALOUSIE DE , suivi d'un régime et d'un infinitif présent :

Par lui y ai jeté Rome en haute jalousiey

De ce que Nicoméde a conquis dans l'Asie,

Et de voir Laodice unir tous ses Ëtats,

Par l'hymen de ce prince, à ceux de Prusias. {Nicom.^ i, 5.)

— JETER DES LOIS SUR LA TÊTE DE , pour Signifier imposcr despotiquement des lois à :

Seigneur, à découvert, toute âme généreuse

D'avoir votre amitié doit se tenir heureuse ;

Mais nous n'en voulons plus avec ces dures loiSf ^

Qu'elle jette toujours sur la tête des rois. {Nieom., w, 9.)

— JETER DES VOEUX SUR, Ics faire porter sur :

Jurons-nous que des deux qui que l'on paisse élire

Fera de son ami son collègue à TempirO;

Et pour nous l'assurer voyons sur qui des deux

Il est plus à propos de jeter tant de vœux. [Puick., i, 4.)

JEU, fig. UN BEAU JEU POUR, uuo occasiou favorable pour :

Il y avoit ici tm aussi beau jeu pour les aparté qu'en la feuve. {Exam. de k Suiv.) — G'étoit lin beau jeu pour ces discours à part si fréquents chez les anciens et chez les modernes de toutes les langues. {Exam. de la Veuve.)

— NOUS VERRONS d'autres JEUX, pour signifier qu'on saura bien se venger :

Tu railles, mais bientôt nous verrons if autres jeux;

ie sais trop comme on venge une flamme outragée. {Mil., t, 3.)

— JEU , dans le sens de procédé, ressource :

La fourbe n'est le jeu que des petites Ames. (iVieoni., iv, 2.)

— LE JEU m'en déplaît, pour signifier que telle manière d'agir déplaît :

J'évite l'apparence autant comme Je crime ;

Je fuis un compliment qui semble illégitime ;

Et le jeu m'en déplaît quand on fait à tous coups

Causer un médisant et rêver un jaloux. (la Pi. Itoy., i, 4.)

— CE n'est PAS LA MON JEU, cc u'est pas ainsi que je l'entends :

Ne parler point d'amour ! pour moi, je me défie

Des fantasques raisons de la philosophie ;

Ce n'est pas là mon jeu, {La Veuve, i, 1.)

JOIE. PRENDRE MÊME JOIE, avoip autant de joie :

Ceux dont il a gagné la croyance et l'appui

i^ndroni-ils même joie à m'obéir qu'à lui ? (S«rf., i, 1.)

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