‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 3)Chapitre 63 sur 366 · BLAMER. — BLANQUE · texte numérisé non relu

BLAMER. — BLANQUE

On le trouve, avec le môme sens, dans des écrits de notre siècle :

Et d'un sinistre exploit, par mille coups plus beani. J'effacerai le blâme en guidant vos drapeaux.

(N. Lembrc, La Démence de Charles f7, iv, 5.)

Le Provençal disait de même blasmezo pour crime. BLAMER DES PLEURS, blâmer quelqu'un d'en répandre :

Loin de blâmer les pleurs que je vous vois répandre,

Jo crois faire beaucoup de m'en pouvoir défendre. {Horace, m, G.j

— BLAMER quelqu'un d'une CHOSE, la lui rcproclier, l'en accuser :

Je ne «la puis du moins blâmer dun mauvais choix, Polyeucte a du nom, et sort du sang des rois. {Pol., u, J .)

Ceux qui ont blâmé l'autre pièce de peu d'effets auront ici de quoi se satisfaire. [Mélite, préface.)

Et, dans ce changement, Chacun vous blâmerait de peu de jugement. {Gai, du Pal,, m, 6.)

Il eust esté blusmi cf inûdélité ou de peu d'affection an bien de mes affaires. {Leu. miss, de Henri /F, t. iv, p. 875. )

Quelle noire malice Peut, d'un front assuré, me 6/dmer d'aucun vice? (Racan., Berg., iv, 3.) Chacun sait le péché dont ma ûile est blâmée. (Id.. i7>td., iv, 4.)

BLANC. SE FAIRE BLANC, commc, se faire blanc de son épée, est employé par Corneille avec de, dans le sens particulier de se targuer du sentiment, de l'appui de :

Vous vous êtes fait tout blanc (f Aristote et d'autres auteurs que vous ne lûtes et n'entendîtes peut-être jamais, et qui vous manquent tous de garantie. {Leu. apolog.)

BLANCIII, fig. BLANCHI DANS, avcc l'auxiliaire être :

0 ragel à désespoir! à vieillesse ennemie!

N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie?

Et ne suis-le blanchi dans les travaux guerriers,

Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers? {Le Ctd, i, 4.)

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