‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 3)Chapitre 64 sur 366 · BLESSER. — BOITEUX · texte numérisé non relu

BLESSER. — BOITEUX

Notre fortane enfloit du prix de nos caprices.

Et c'était une blanque à de bons bénéûces. {Excuses à Arisie,)

BLESSER. SE BLESSER LE CERVEAU, s'ofiénser, se choquer et concevoir de fâcheux soupçons d'une chose :

Ce malheureux jaloux s*esi bleui te cerveau

D'un festin qu'hier au soir il m'a donné sur l'eau. {Le BÊeta., m, 3.)

— BLESSER quelqu'un, le blesscF d'amouF :

Oui, sans doute Clarisse a son âme blessée. {La Veuve, iv, 5.}

Sa richesse l'attire, et sa beauté le blesse, {La Suiv., i, 1.)

Amarante (aussi bien te faut-il confesser

Que la seule Daphnis avoit su me blesser),

Dis-moi qui me l'enlève. {ibid., v, 3.)

— BLESSÉ, blessé d'amour:

11 possédoitmon cœur, mes désirs, ma pensée;

Je ne lui cachois point combien }éiois blessée, {Pol,, i, 3.)

Quand dans le char il s'est placé.

Je n'étois qu'à vingt pas et venois pour l'instruire Du départ de l'objet dont son cœur est blessé. (T. Corn., Circé, ii, 1.)

Page 1