PRÊTER UNE PREUVE
Votre e&enpie lui prêté um pnwe assex claire,
Que le trône est plus doux que le sein d'une mère. [(Md„ it, 8.)
— L*«sipioi suivant est encore plus remarquable :
Si vous n'osez parler, du moins laissez-nous faire.
Nous saurons vous servir, seigneur, et malgré voua,
FrêteZ'Uona seulement un moment de eourroux.
Et permettez après qu'on l'explique et qu'on feigne
Ce que vous n'oses dire et qu'il faut qu'elle eraigne. (Pertk.^ u, 3.)
— Corneille dit encore d*une manière un peu singulière :
Et i'aurois cette honte en ce funeste sort
W avoir prêté mon crime à faire votre mort. (CEd,, i, 4.)
— SE PRÊTER A» emploi particulier :
Et, quoi qu'étale îcî le monde.
Ce n'est qu'avec dédain que Fosil s'y doit prêur, {Imit., ii, 1.)
PRIER quelqu'un de quelque chose :
Vois l'urne de Pompée, il y manque sa tête,
Ne me la retiens plus ; c'est l'unique faveur
Dont je te puis encor prier avec honneur. iPmmp., i, 4.)
Vous étant bien amusé dnrant la promenade a prendre du takie sans songer i
moi, vous ne vous en souvenez au retour que pour me prier de mon déshonneur
en termes honnêtes, mais fort intelligibles. (Hauilt. , Mém, du comte de (7mi.,
e. IV.)
On disait de même supplier quelqu'un de quelque chose :
Et portent aussy nouvelles en vertu de ce que je désire que vous taschiés d'eo obtenir l'effet, s'il est possible, non seulement pour le regard de celui de la Bretagne, mais aussy du renfort pour moy, dont je supplie la royne, selon que par toutes mes précédentes je vous ai représenté l'occasion et le besoia de l'un et de Faultre. (Leii. miss, de Henri iK, t. ni, p. 829, 21 avril 1591.)
PRISE. s'oTER DE PRISE, Se mettre à l'abri d'être pris :
En lien de sûreté le babil est de mise;
Mais ici ne songeona qu'à tunu éêer as priée, {VIUm^ €om>, ir, 9.)
PRISER, avec on nom de chose j;>our régime, faire cis de :
Je prise auprès des tiens si peu mes intérêts.
Que, bien que j'en sentisse au cœur raille regrets,
Et que de déplaisir il m'en coûtât La vie,
Je me la tiendrois lors heureusement ravie. [Ut Sm»„ ii, S.)