RELACHER DE
J'ai honte que mon cœur auprès d'elle attaché
De son ardeur pour vous ail souvent relâché.
Ait souvent pour le sion quitté votre service. (C/i7., v, I.)
nez garde en la poursuite du procès de ne point relascher de la pure et enïhariié du prochain. (S. Franc, ob Salbs, Nouv. leu. inéd,, à M"* de Chanl iiov. 1604.)— L'hiver continuoit et ne relâchait point de sa rigueur. (Mar- I, Vie de S. Franc, de Sales, m.)
jlâcher s'employait encore neutralement avec à, suivi d'un itantif :
'8 que j'estois aux termes de relascher à leur fureur, et que la patience de e Ûajesté et des juges leur donnoit et le temps et le conseil de se modérer. •PB., ÀpoL au roy.)
ELEVER, neutr., pour se relever :
Au sortir de Pharsale un si grand capitaine
Sauroit mal son métier, s'il laissoit prendre haleine,
Et s'il donnoit loisir à des cœurs si hardis
De relever du coup dont ils sont abattus. (Pomp., u, 4.)
>ltaire et d'autres ont vu là un solécisme; cependant Core est toujours dans la tradition de la langue, comme le proules exemples suivants :
Je vous ayderay à relever, {Farce du Franc archierj)
Comment voulez-vous relever
Sans pantouffles neufves avoir ? {Sermon des maulx de mariage.) es Dieu pour moi ; car je crois que je ne relèverai pas d'ici. (M** ni^ La ri, Mém.^ éd. Jann., p. 43.)
îs derniers exemples rentrent dans une acception neutre enen usage aujourd'hui. Voir notre article ÉVADER. ^
- RELEVER, act., fig. RELEVER LA CHUTE DE QUELQU'UN, le relc-
de sa chute, la réparer :
Oui, Pompée avec lui porte le sort du monde,
Et veut que notre Egypte, en miracles féconde.
Serve à sa liberté de sépulcre ou d'appui,
Et relhve sa chute ou trébuche sous lui. {Pomp., i, 1.)