SÉDUIT. — SEMER
' La locution secrétaire de mes pensées^ pour confident de mes pen^ tées, est celle qu'on rencontre le plus souvent.
— SECRÉTAIRE, écrivain public :
Proche saint Innocent il se fit seeriiabre.
Après, montant d*état, il fat clerc d*un notaire. {Vltluê, corn., i, S.)
SÉDUIT DE, trompé par :
En ce dégaisement on ne peut noos connottre,
Et sans doute bientôt le jour qui vient de nattre
Conduira Rosidor, séduU d'un faux cartel.
Aux lieux où cette main lui garde un coup mortel. [Clit., i, 5.)
SÉJOUR, retard, délai :
Cest comme doit agir un véritable amour ;
Un feu moindre eût souffert quelque plus long séjour ^
Et nous voyons assez par cette expérience
Que le sien est égal à son impatience. [La feutre, v, 6.)
N'y perdons point de temps» et sans plus de iéjour.
Allons sacrifier au tout^puissant amour. {La Tois. d'or, t, 6.)
Sans discourir faites ce qu'il faut faire ; Un moment de séjour peut tout déconcerter. {Oth., iv, 2.]
Séjour était très -usité autrefois dans le sens de retard ou de repos, ce qui au fond revient au même :
Toyez comme*un peu de séjour quelquefois porte dommage. (MoirrLuc, Cornwumaires, i.)— ie n'ai jamais été en séjour^ ains toujours prêt au premier son du lamboorin. (Id., ibid,)
Qui a veu le passereau
Dessus le printemps nouveau,
Pipier, battre de l'esle,
Quand d'un infini retour
Il mignarde sans séjour
Sa lassive passerelle. (J. Tahurbau, Poés., Les Baisers.)
De même avec un régime indirect :
Je suis fort de cet advis, qu'il est bien plus aisé et plus plaisant de suivre <|«e de guider, et que c'est un grand séjour ttesprit^ de n'avoir à tenir qu'une yroje tracée et à respondre que de soy. (Montaigne, £m., i, 42.)
n s'employait aussi pour loisir ^ ce qui est toujours le même sens :
Ce ne sera chose inutile, ni oisive, vu que nous sommes de séjour, vous ramentevoir la première source et origine dont nous est né le bon Pantagruel. (Rabelais, ii, l.)
SEMER, V. a., fig. semer quelqu^un par morceaux, en disperser les membres :
Pour jeter un obstacle à l'ardente poursuite
Dont mon père en fureur touchoit déjà ta fuite,
Semoi-Je avec regret mon frère par morceaux? {Méd., m, 8.)