‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 28 sur 342 · METTRE UN GRAND OBSTACLE A I · texte numérisé non relu

METTRE UN GRAND OBSTACLE A I

' Madame, vous voyez avec quels sentiments le meu et grand obitaeU à vos contentements. {Perik., i, 3.)

— METTRE LA VERTU A, la faire consister à :

... Le siècle où nous sommes À bien dissimuler met la vertu des hommes. (La Veuve, m. 3.)

MEUBLE. PETIT MEUBLE DE BOUCHE, cxprcssion précieuse et affectée pour signifier paroles flatteuses dont on embellit ses discours :

Soleils, flambeaux, attraiu, appas,

Pleurs, désespoirs, tourments, trépas.

Tout ce petit meuble de bouche

Dont un amoureux s'escarmouche.

Je savois bien m'en escrimer. (Mél. poét.)

MEUR, pour mûr, rimant avec humeur j selon la prononciation du temps :

Que je vous croyois bien d'un jugement plus meur! Ne pouviez-vous souffrir de ma mauvaise humeur?

(La Galer. du Pal:, y, 4.)

MIEN, placé devant un subst. et précédé d'unadj. démonstr. :

Et d'abord vous prenant pour ce mien camarade,

Mes sens d'aise aveuglés ont fait cette escapade. (Clit.^ ii, 7.)

Mien se trouve employé de même avec un devant :

Il m'est mort un mien frère. (La Font., F<ibL xti, 9.)

MIEUX, pour le mieux, comparatif au lieu de superlatif, par latinisme :

Et je tiendrois des deux celui-là mieux épris

Qui favoriseroit ce que je favorise.

Et ne mépriseroit que ce que je méprise. {Don SancAe, m, 4.)

Celé pume à Paris livrèrent

Et en après le conjurèrent

Qu'a la plus bêle la donast,

Et celi que il mius prisast. (Floire et Blancefl., éd. du Mér., v.459.} Fortune, dont le vont hors de leur route emmène Les vaisseaux mieux guidez de la prudence humaine.

(ScHBL., Tyr et Sid„ 2* journ., ni, 1.)

Olivier Patm étoit Thomme du royaume qui savoit mieux notre langue. (Pbkr., Homm. m., Patm.)

On disait de même souvent meilleur pour le meilleur :

Le considérant pour ce qu'il est, c'est-à-dire pour le plus généreux et le plus obligeant de tous les hommes, et qui fait les choses de meilleure grâce. (M** ok La Gubttb, Mim,, bibl. elzév., p. 216.)

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