METTRE UN GRAND OBSTACLE A I
' Madame, vous voyez avec quels sentiments le meu et grand obitaeU à vos contentements. {Perik., i, 3.)
— METTRE LA VERTU A, la faire consister à :
... Le siècle où nous sommes À bien dissimuler met la vertu des hommes. (La Veuve, m. 3.)
MEUBLE. PETIT MEUBLE DE BOUCHE, cxprcssion précieuse et affectée pour signifier paroles flatteuses dont on embellit ses discours :
Soleils, flambeaux, attraiu, appas,
Pleurs, désespoirs, tourments, trépas.
Tout ce petit meuble de bouche
Dont un amoureux s'escarmouche.
Je savois bien m'en escrimer. (Mél. poét.)
MEUR, pour mûr, rimant avec humeur j selon la prononciation du temps :
Que je vous croyois bien d'un jugement plus meur! Ne pouviez-vous souffrir de ma mauvaise humeur?
(La Galer. du Pal:, y, 4.)
MIEN, placé devant un subst. et précédé d'unadj. démonstr. :
Et d'abord vous prenant pour ce mien camarade,
Mes sens d'aise aveuglés ont fait cette escapade. (Clit.^ ii, 7.)
Mien se trouve employé de même avec un devant :
Il m'est mort un mien frère. (La Font., F<ibL xti, 9.)
MIEUX, pour le mieux, comparatif au lieu de superlatif, par latinisme :
Et je tiendrois des deux celui-là mieux épris
Qui favoriseroit ce que je favorise.
Et ne mépriseroit que ce que je méprise. {Don SancAe, m, 4.)
Celé pume à Paris livrèrent
Et en après le conjurèrent
Qu'a la plus bêle la donast,
Et celi que il mius prisast. (Floire et Blancefl., éd. du Mér., v.459.} Fortune, dont le vont hors de leur route emmène Les vaisseaux mieux guidez de la prudence humaine.
(ScHBL., Tyr et Sid„ 2* journ., ni, 1.)
Olivier Patm étoit Thomme du royaume qui savoit mieux notre langue. (Pbkr., Homm. m., Patm.)
On disait de même souvent meilleur pour le meilleur :
Le considérant pour ce qu'il est, c'est-à-dire pour le plus généreux et le plus obligeant de tous les hommes, et qui fait les choses de meilleure grâce. (M** ok La Gubttb, Mim,, bibl. elzév., p. 216.)