‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 310 sur 342 · ECHAPPER · texte numérisé non relu

ECHAPPER

; dans le sens d'accorder la permission de, d'autoriser à, ajo^jitex les suivants, d'une époque plus ancienne :

El vous ditpencera De faire ce qa'U vous plai|^.

(Grinoors , Le Jeu du Friffce de^ $ofz, Sottie.) H. le légat y ayant un peu songé, il dispensa aussy tost an chascoîn (f en manger. (Brant., Grands CapU. estrang., i, 8.)

— SE DISPENSER A, se livrer, se laisser aller à. Ajouter cet exemple de Corneille :

J'élirois plutôt le tombeau, Que ma volage humeur se dispensai au change.

[Pùés. div., Dial., TyrcU, Caliste.)

On lit à la page 206 du tome II de notre Lexique :

Clément Marot offre un exemple semblable de dispensé pour autorisé.

Corriger ainsi :

On trouve, dans un contemporain de Clément Marot, uo exemple de être. dispensé, pour être autorisé :

Or donc puisqu'il a commencé

Sans avoir été dispensif

Sagon n'a eu tort de respondre

Pour telles injures confondre. (Resp. à FÊpist. de cellu^ qui m tat point nommé, adressée à Marot, à Sagon et à La Hueterie, à la suite des, CEw. de Cl. Marot, édit. de Le Duchat, 1731.)

ÉCHAPPER, V. a., éviter:

A peine y sauroit-on faire une promenade Qu'on n*en pousse quelqu'un (lièvre) devers la palissade. Où, par divers endroits pratiqués à dessein, Aisément du chasseur il échappe la main.

(Poés. div,. Le Presbyt. d'HéDonv.)

Cette signification est très-ordinaire et très-connue; ma|6 Corneille a encore employé échapper activement, d*une manière trèsparticulière, pour signifier être omis dans : ""

C'est un plaisir de voir les soins de la nature Fournir dans cet étang diverse nourriture

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