‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 37 sur 342 · A SAVOIR MON, ASSAVOIR MON, ASÇAVOIR MON · texte numérisé non relu

A SAVOIR MON, ASSAVOIR MON, ASÇAVOIR MON

Assavoir mon aucunement Se le mary doit enquérir A la femme dont cela vient, Ne qui la peult si bien fournir?

rCoQUiLLART, DroUtnouv., l, De Statu llominon.) Examiné assavoir mon.

S'il scet point, sur ce contenu, Que aucunes fois ledict Mignon

Ait à la Simple appartenu. (Id., Enquestê,} '

Examiné se ce Mignon Est à la Simple ; et, se ainsi est, Qu'il nous declaire assavoir mon S'il vient de propre ou de conquest, S'il vient de naissant ou d'acquest.

S'il vient d'apport ou de douaire. (Id., ibid,)

En effect, je coneludz ainsy, Et sy le cuyde entendre bien.

Qu'on doit aymer en lieu de bien.

Asçavoir-mon se ces fillettes.

Qu'en paroUes tout le jour tien, Ne furent pas femmes bonnestes?

(Villon, Gram Tesiam,, Doclr.de la belle Heaulmiôre, l.) À savoir mon, si toute arismetique Scauroit nombrer le sexe folatique.

Je ditz que non ; il est inestimable. {Sermon des Foulx.)

GBoauB UE VBAU. Ne seroys-je point de la ligne

Despers de France?

LB cuaé. Assavoir mon,

[Farce «ont;., très-bonne et fort joyeuse, de George le Veau.) Or luy soit l'affaire conté, Ma dame, ce c'est vo plaisir ; Assavoir mon, se resjouir

Se vouldra quant il l'orra dire. (La Vie du mautv. Riche.)

tid estoit à sçavoir-mon si de toutes les bestes qui sont aujourd'hui au

monde, y en avoit deux de chacane dans l'arcbe de Noé. (DbstiIbibks., JVokv., Lxyiii, éd. L. M.)

Aêiotobr mou si les bossas Seront tons droit en l'antre monde.

(Cl. Marot, II* Epin. du CoqàrÀ9m.) II me semble, dist Oisille, que la comtesse en feit si bonne punition, qu9 ses compai^ons y poToient prendre exemple. — Mais a$saifoir-mony dist Nomerflde, si elle fit bien de scandaliser ainsy son prochain. (Marq. D'ANQ.,Hi||M., xli«bmiy.) Si le long temps donne aux vers la bonté Ainsi qu'aux vins, quelle est la quantité Qu'il leur faut d'ans pour estre en bonne estime? A-^çavoir-mon si bon poète on estime Celuy qui ja depuis cent ans est mort,

Ou rien de bon de sa vene ne sort? (H. Est., ApoL pour Hind*^ c. lu.)

Nous venons à des tavernes, bosteleries, estuves, et autres bons lieux : nous

trouvons là des chambrières au mestier. et qui ne valent pas beaucoup d'argent :

atçavoir-mon si c'est mal faict d'en user comme de sa femme. Voilà (di-je) one

question qu'il fait en la personne de quelques bons compagnons. (Id., t^i'd., vi.)

On trouve dans Sainte-Palaye la forme à sçavoir mont dans le sens de savoir.

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