‹ Lexique comparé de la langue de Corneille et de la langue du XVIIe siècle en général (volume 4)Chapitre 82 sur 342 · PARTICIPE PRESENT ACCORDE · texte numérisé non relu

PARTICIPE PRESENT ACCORDE

Cent nuages épais se distillants en larmes.

[Clit., IV, 2 )

444 PARTICIPE

1er un solécisme. On trouve de nombreux exemples de en avec le participe présent ne se rapportant pas au sujet de la phrase, et équivalant à qnandy lorsque^ pendant que^^ avec Tindicatif ; ainsi :

Le regardant^ quand on le regarde :

Car il sembloit U regardant Un vrai malet de président.

(Sat, Mén., Regr. fan. sur la mort de rânê ligneor.>

En démenant et remuant, pendant qu'il démenait et remuait :

En demenam et remuant son cheval, l'espée qui desjà pendoit contre les flancs dn chetal. vaida hors de sa gaaine, et cheut sur le 8{d[>lon. (Ouv. db La M arcbb, Jf^.,1, 14.)

En la baisant^ pendant que je la baise ; en m'étendant, pendant que je m*étends :

Je la prins par le petit doy, En la baisant^ ami me clame,

En m*e$iendant,o\\e se pâme. (Rond, tiré du Rec. de poésie intitulé: Petit Traité contenant en soi la fleur de toute joyetueié.)

En détournant, lorsqu'on détourne :

Le torrent qui n'a point de source est tantost asséché en détournant de son canal le cours des eaux. (L'Hospit., But de la guerre et de la paix,)

En naissant, in nascendo, quand je naquis, quand il naquit, au moment qu'ils naissaient, dans leur naissance, selon les cas que l'on va voir :

Les peuples sont heureux que ce Dieu tout-puissant

Illumine dés en naissant

De sa lumière intérieure. (Racan, Psaume xxxii.)

Si mon père en naissant m'avoit pu faire don De son esprit poétique, ainsi que de son nom, Qui l'a rendu vainqueur du Temps et de l'Envie, Je pourrois dans mes vers donner l'ètemité

A Voire Majesté. (Id., Êpigr,, madrig. à Anne d'Autr.)

Voilà la prétendue faute tant reprochée à Boileau : « Si ton astre en naissant ne t'a formé poète. »

Ces derniers mots tirèrent de secrets soupirs du seind'Amasis et de Calisthene, mais ils les estouffercnt en naissant^ et... (Gombbrv., Cythifée, i, 6.) Peut-être le destin voulut vous faire naître Pour fléchir un vainqueur, pour captiver un maître, Pour adoucir en moi cette âpre dureté Des climats où mon sort en naissant m'a jeté.

(Volt., VOrph. de la Chine, iv, 4.)

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