PASSAGE. — PASSER
et sur le coup une belle occasion de vous faire eslire roy, et y fussiez «Dieux parvenu que ne ferez po^ à présent, que vous briguez de restre.(La Smare MàHp., Harangue de d'Âubray.) — Il arrive souvent que, en battant les blés et pressant les raisins, on trouve plus de bien que les moissons et vendanges n'en promettoient pas. (S. Franc, db Sales, Lei/., à M"* de Cbantal.) — Piqué contre Alaric plus qu'il n'est pas croyable. (D'Urfé, l'Astrée.i, 2.)— Il estoit grand plus que l'ordinaire de son âge, il avoit la taille belle, le visage des plus agréables pour on teint clair-brun, au reste le discours bon, et la façon plus relevée que sa condition peut-être ne requeroit pas, (Id., ibid., ii, 1.) ~ Je me doutois bien que voua lisiez autrement que ce n'estoit pas escrit. (Id., ibid., ii, 5.) — Fort beureusement le roi acheva les affaires de tout le Poitou, et trouva plus d'affection et d'obéissance parmi tous les sujets de cette province que le duc de Biron ne pensoit pas. (Pierre Mathieu.) — Il se mit à faire le plus grand armement qu'il eût point fait de sa vie. (Mâzer., Abr. de CHist. de Fr,, an 1552.) — La négociation de la reine mère avec le roy de Navarre dans la ville de Nerac dura plus long-temps qu'elle n'avoit pas cru. (Id., ibid., an 1579.) — Retournons donc sur nos pas, et considérons avec plus de réflexion que nous n'avons pas fait tous les organes dont Dieu embellit le corps de Thomme. (Ddguet, VOuvr. des six jours, ti* jour.) — Tout le discours était une sublime théologie de cette sorte, et partout également consolant pour des rois dans un si grand malheur, sans néanmoins jamais leur tracer pas la moindre idée de leur chute. (Le Dieu, Joum., sept. 1700.)
PASSAGE, fig., dans le sens de moyen qui facilite :
Leur rage, pour l'abattre, attaque mon soutien.
Et par votre trépas cherche un passage au mien. [Pomp.^ iv, 5.)
PASSEDROIT, licence, irrégularité :
L'unité de lieu est assez exactement gardée en cette comédie, avec ce pasxedrûit toutefois dont j'ai déjà parlé, que tout ce que dit Daphnis à sa porte, ou en la rue, seroit mieux dit dans sa chambre, où les scènes qui se font sans elle et sans Amarante ne peuvent se placer. [Exam. de la Suiv.)
PASSER, V. n., avec Tauxiliaire être four avoir:
Par là tous les saints nom passés. ; 7mii., i, 13.)
L'emploi de l'auxiliaire être ou avoir, avec le verbe passer, n'était point encore fixé du temps de Corneille.
— PASSEH A, suivi d'un infinitif, comme venir à:
Si dans les moindres dons tu passes A considérer leur auteur, Verras-tu rien de vil, rien de foible en ses gr&ces
Rien de contemptible à ton cœur? {Imit., ii, 10.)
— PASSER A, PASSER jusqu'a, suivi d'im nom de chose, être porté jusqu'à :
C'est par là que vos yeux la trouvent adorable,
Et que vous faites naître un amour véritable,
Uui l'attachant à vous excite des fureurs
Uue vous voyez passer aux dernières horreurs. {Au., y, l.>